mercredi, septembre 01, 2004
5X2
Réalisation: François Ozon
Interprétation:Valeria Bruni-Tedeschi, Stéphane Freiss, Françoise Fabian, Michael Lonsdale, Antoine Chappey, Géraldine Pailhas, Marc Ruchmann...
Du mauvais, du très mauvais Rohmer. Comment Ozon peut-il filmer des personnages aussi terre à terre. Ils sont malsains, mais n’ont rien d’humain. Des personnages n’ayant qu’une seule facette, fait d’un seul bloc, stéréotypés. Rien. Rien ne se dégage d’eux hormis ce que le réalisateur a minutieusement préparé et souhaité montrer.
On ne peut rien faire avec ce film. Ni tenter d’y voir une vision cynique, ni tenter de ne pas le prendre au premier degré (oui je sais ce qu’est le second degré mais là ça ne colle pas, je prends tout au pied de la lettre, c’est de la faute du cinéaste, pas de la mienne, j’étais pleine de bonne volonté), ni s’attacher à ces personnages sans fondement.
Et alors, comment peut-on accepter cette vision sur les hommes (et les femmes par voie de conséquence directe) ? Vision d’autant plus machiste qu’elle est insidieuse et pernicieuse. Mais oui, l’homme est mauvais, égoïste et les femmes ne peuvent faire autrement que le supporter. Car l’Homme leur est indispensable. Je ne suis pas dupe, le portrait de tes femmes, François, n’a rien d’une mise en valeur du sexe féminin mais au contraire, vise à affirmer encore un peu plus, si c’était nécessaire, la suprématie masculine. Merde, marre à la fin.
A ça, j’ajoute que le fait de montrer une femme résistant aux assauts d’un homme et y succombant quelques minutes plus tard après quelques violences de la part de celui-ci ne fait pas de bien aux esprits faibles. Ont-ils besoin de ça ?
Quel dommage, mais quel dommage, que Valeria Bruni Tedeschi soit allée se fourvoyer dans un si mauvais… film ? une si mauvaise pseudo œuvre d’art ? Dans ce prétexte à une vision machiavélique du couple (hétéro) ?
Le pire de tout, c’est de ne rien pouvoir faire pour contrer ça. Les intellos et les autres vont sûrement voir dans cette démonstration implacable de la fin jusqu’au début un film furieusement décalé, donc incroyablement formidable.
Ahhhhhhhh pitoyable, pathétique…
Et désolée, quant à moi, de m’être laissée aller à un semblant de critique de cinéma, ce que je m’abstiens toujours de faire, mais j’en avais besoin. Pour un peu j’aurais poussé le bras de ma voisine du coude pour lui en parler. J’ai d’ailleurs hautement marqué mon mécontentement en sortant de la salle dès la première seconde du générique avec élan et violence.
Bon, maintenant je vais lire la critique de Télérama. J’aurais peut-être du le faire avant.
Interprétation:Valeria Bruni-Tedeschi, Stéphane Freiss, Françoise Fabian, Michael Lonsdale, Antoine Chappey, Géraldine Pailhas, Marc Ruchmann...
Du mauvais, du très mauvais Rohmer. Comment Ozon peut-il filmer des personnages aussi terre à terre. Ils sont malsains, mais n’ont rien d’humain. Des personnages n’ayant qu’une seule facette, fait d’un seul bloc, stéréotypés. Rien. Rien ne se dégage d’eux hormis ce que le réalisateur a minutieusement préparé et souhaité montrer.
On ne peut rien faire avec ce film. Ni tenter d’y voir une vision cynique, ni tenter de ne pas le prendre au premier degré (oui je sais ce qu’est le second degré mais là ça ne colle pas, je prends tout au pied de la lettre, c’est de la faute du cinéaste, pas de la mienne, j’étais pleine de bonne volonté), ni s’attacher à ces personnages sans fondement.
Et alors, comment peut-on accepter cette vision sur les hommes (et les femmes par voie de conséquence directe) ? Vision d’autant plus machiste qu’elle est insidieuse et pernicieuse. Mais oui, l’homme est mauvais, égoïste et les femmes ne peuvent faire autrement que le supporter. Car l’Homme leur est indispensable. Je ne suis pas dupe, le portrait de tes femmes, François, n’a rien d’une mise en valeur du sexe féminin mais au contraire, vise à affirmer encore un peu plus, si c’était nécessaire, la suprématie masculine. Merde, marre à la fin.
A ça, j’ajoute que le fait de montrer une femme résistant aux assauts d’un homme et y succombant quelques minutes plus tard après quelques violences de la part de celui-ci ne fait pas de bien aux esprits faibles. Ont-ils besoin de ça ?
Quel dommage, mais quel dommage, que Valeria Bruni Tedeschi soit allée se fourvoyer dans un si mauvais… film ? une si mauvaise pseudo œuvre d’art ? Dans ce prétexte à une vision machiavélique du couple (hétéro) ?
Le pire de tout, c’est de ne rien pouvoir faire pour contrer ça. Les intellos et les autres vont sûrement voir dans cette démonstration implacable de la fin jusqu’au début un film furieusement décalé, donc incroyablement formidable.
Ahhhhhhhh pitoyable, pathétique…
Et désolée, quant à moi, de m’être laissée aller à un semblant de critique de cinéma, ce que je m’abstiens toujours de faire, mais j’en avais besoin. Pour un peu j’aurais poussé le bras de ma voisine du coude pour lui en parler. J’ai d’ailleurs hautement marqué mon mécontentement en sortant de la salle dès la première seconde du générique avec élan et violence.
Bon, maintenant je vais lire la critique de Télérama. J’aurais peut-être du le faire avant.
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