jeudi, septembre 30, 2004

6 mois que je bloggue. Joyeux anniversaire. 

(Il n’y a pas de 31 au mois de septembre, on fait comme si et voilà)
Non mais sans blague… Je recompte sur mes doigts, je n’y crois pas.

Je ne les ai pas vu passer ces mois. J’ai du mal à croire que j’ai posté (presque) tous les jours pendant tout ce temps.
J’ai du mal à croire que vous ayez continué à lire. Levez le doigt, ceux qui sont toujours là.

Et pourtant, ces 6 mois dans la vraie vie, je les ai vu passer, au contraire. J’ai même l’impression que ça fait au moins un an, au bas mot.
6 Mois d’un job chiant, 6 mois en attente de la suite. Et voilà la fin du cycle, le début d’un autre sûrement. Pour reprendre une comparse , « je serai fixée en octobre ». Mais contrairement à son acolyte , moi je suis inquiète.

C’est marrant comme la faille temporelle me joue des tours. L’autre jour, je vidais mes tickets de métro, que j’achète au mois, la précision est importante pour la suite du récit, et je contemplais tous ces bouts de papier qui représentaient (réifications) tant de longueurs, tant de moments passés à regarder vers l’avenir, à patauger dans le présent. Et maintenant c’est passé, complètement passé. Dorénavant, je jetterai mes tickets chaque mois, pour m’éviter ces petites crises de délire simplistes, et pour vous éviter de les subir.
Des anecdotes comme ça, j’en ai à la pelle.

Et moi qui me croyais libre, je découvre que le temps passe. J’ai 22 ans, 3 mois et 1 jour exactement, et déjà une petite ride D’EXPRESSION au coin de la bouche.
Comment ça le temps ne m’épargnera pas ? Comment ça, je commence à regretter d’avoir perdu du temps ? Comment ça les capacités intellectuelles déclinent à partir de 25 ans ?


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