mercredi, décembre 22, 2004
Je ressasse
Je ne veux pas d’enfant. Mais je suppose que tout comme le proverbe, « il ne faut jamais dire, fontaine je ne boirai pas de ton eau », il se peut que j’en aie… D’une façon ou d’une autre… un jour… lointain… dans une autre galaxie…
Mais, comment ferai je pour lire des histoires à mes enfants, alors que toutes les fins de contes basent le bonheur sur le mariage (hétéro) et les enfants ?
Comment je pourrai expliquer à ma mère chérie, pour qui les poupées Corolle sont un passage obligé pour toute petite fille qui se respecte, que je ne veux pas qu’elle en achète une. Qu’elle ne fera que prolonger le schéma reproducteur de l’enfant qui doit très tôt apprendre à s’occuper de sa progéniture ? N’est ce pas par le jeu que tous les réflexes s’acquièrent ?
Pourquoi n’offre-t-on de poupée ou autres poupons qu’aux filles ? Les garçons, eux, n’auront pas d’enfant plus tard ?
Et enfin, enfin, comment lutter contre la publicité à la télé, contre les magasins, contre l’école, contre tous les gens qui véhiculent encore malgré eux ce sexisme éculé ?
Parce qu’encore une fois, même ma pauvre mère, pourtant femme libérée et bien dans son siècle (j’adore cette expression), au moment des achats de noël bien sur, achète un album de jeu « où est Charly » à mon petit cousin et pour ma petite cousine, qui a peu ou prou le même age, se dirige vers les livres de cuisine.
N’étant pas moi-même si rigide, et possédant quelques livres de cuisine, je prends la précaution de demander « c’est parce que c’est une fille que tu veux lui offrir ça ? » avant de sortir mon sempiternel laïus et de devenir toute rouge.
Ma génitrice répond honteusement, les yeux baissés, le visage empourpré, d’une toute petite voix : « oui ».
Qu’est ce que je disais ?
Résultat, point de livre de cuisine mais un bijou…
Qu’est ce que je disais ??
Mais, comment ferai je pour lire des histoires à mes enfants, alors que toutes les fins de contes basent le bonheur sur le mariage (hétéro) et les enfants ?
Comment je pourrai expliquer à ma mère chérie, pour qui les poupées Corolle sont un passage obligé pour toute petite fille qui se respecte, que je ne veux pas qu’elle en achète une. Qu’elle ne fera que prolonger le schéma reproducteur de l’enfant qui doit très tôt apprendre à s’occuper de sa progéniture ? N’est ce pas par le jeu que tous les réflexes s’acquièrent ?
Pourquoi n’offre-t-on de poupée ou autres poupons qu’aux filles ? Les garçons, eux, n’auront pas d’enfant plus tard ?
Et enfin, enfin, comment lutter contre la publicité à la télé, contre les magasins, contre l’école, contre tous les gens qui véhiculent encore malgré eux ce sexisme éculé ?
Parce qu’encore une fois, même ma pauvre mère, pourtant femme libérée et bien dans son siècle (j’adore cette expression), au moment des achats de noël bien sur, achète un album de jeu « où est Charly » à mon petit cousin et pour ma petite cousine, qui a peu ou prou le même age, se dirige vers les livres de cuisine.
N’étant pas moi-même si rigide, et possédant quelques livres de cuisine, je prends la précaution de demander « c’est parce que c’est une fille que tu veux lui offrir ça ? » avant de sortir mon sempiternel laïus et de devenir toute rouge.
Ma génitrice répond honteusement, les yeux baissés, le visage empourpré, d’une toute petite voix : « oui ».
Qu’est ce que je disais ?
Résultat, point de livre de cuisine mais un bijou…
Qu’est ce que je disais ??
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