mardi, décembre 28, 2004
Le pouvoir culpabilisant des mères
Ma mère voulait visiblement que moi et ma mouf allions dormir chez elle cette semaine. Au lieu de le dire clairement, elle argue que ma sœur aimerait passer la soirée avec nous. Je lui dis que nous, justement, ça ne nous arrange pas. Qu’on préfèrerai venir déjeuner samedi à la place. Elle insiste, je viendrai vous chercher, je vous ramènerai. Elle appelle vingt cinq fois pour savoir si on est décidées.
Je finis donc par rappeler, je tombe sur ma sœur, à qui j’annonce qu’on ne viendra que samedi, parce que patati et patata. Merde quoi, j’ai quand même pas à me justifier en plus. Elle me dit que c’est pas grave pour elle mais que maman est triste.
Gé-nial !
J’ai eu droit à la même chose il y a deux ans. Je ne sais pourquoi, mais le deal entre mes parents et moi semblait être tacite, je devais aller les voir toutes les semaines. Sans exception. Mais je n’étais pas au courant. Ou du moins je n’imaginais pas l’ampleur que ça pouvait prendre si je ratais un rendez-vous. J’appelle donc ma mère pour lui dire, désolée maman, je suis fatiguée, je passerai à un autre moment. Je l’entends sangloter et raccrocher. Pouvoir culpabilisant. Je me ravise, je rappelle, personne ne décroche. Je rappelle comme ça dix fois, toujours personne. A la onzième fois, mon père me répond, me dit que je suis une mauvaise fille, que j’ai fait pleurer ma mère et que lui non plus ne veut pas me parler…
Moralité, je m’écrase toujours, quand ma mère m’a dit « on oublie hein », et bien j’ai rien dit…
Par contre, qu’ils aient eux-mêmes proposé de faire des placards dans mon appart et que maintenant ils repoussent ça aux calendes grecques parce que mon père ne veut pas venir chez moi, ça c’est pas grave.
Je dis rien, parce que si je commençais, je crois que je pourrais dire des horreurs. Du genre, pourquoi ne m’avez pas vous pas adressé la parole pendant un an quand vous avez appris mon homosexualité ? Non ça j’oublie mais je ne pardonne pas encore.
J’ai cédé… J’irai jeudi soir…
Je finis donc par rappeler, je tombe sur ma sœur, à qui j’annonce qu’on ne viendra que samedi, parce que patati et patata. Merde quoi, j’ai quand même pas à me justifier en plus. Elle me dit que c’est pas grave pour elle mais que maman est triste.
Gé-nial !
J’ai eu droit à la même chose il y a deux ans. Je ne sais pourquoi, mais le deal entre mes parents et moi semblait être tacite, je devais aller les voir toutes les semaines. Sans exception. Mais je n’étais pas au courant. Ou du moins je n’imaginais pas l’ampleur que ça pouvait prendre si je ratais un rendez-vous. J’appelle donc ma mère pour lui dire, désolée maman, je suis fatiguée, je passerai à un autre moment. Je l’entends sangloter et raccrocher. Pouvoir culpabilisant. Je me ravise, je rappelle, personne ne décroche. Je rappelle comme ça dix fois, toujours personne. A la onzième fois, mon père me répond, me dit que je suis une mauvaise fille, que j’ai fait pleurer ma mère et que lui non plus ne veut pas me parler…
Moralité, je m’écrase toujours, quand ma mère m’a dit « on oublie hein », et bien j’ai rien dit…
Par contre, qu’ils aient eux-mêmes proposé de faire des placards dans mon appart et que maintenant ils repoussent ça aux calendes grecques parce que mon père ne veut pas venir chez moi, ça c’est pas grave.
Je dis rien, parce que si je commençais, je crois que je pourrais dire des horreurs. Du genre, pourquoi ne m’avez pas vous pas adressé la parole pendant un an quand vous avez appris mon homosexualité ? Non ça j’oublie mais je ne pardonne pas encore.
J’ai cédé… J’irai jeudi soir…
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