jeudi, septembre 30, 2004

6 mois que je bloggue. Joyeux anniversaire. 

(Il n’y a pas de 31 au mois de septembre, on fait comme si et voilà)
Non mais sans blague… Je recompte sur mes doigts, je n’y crois pas.

Je ne les ai pas vu passer ces mois. J’ai du mal à croire que j’ai posté (presque) tous les jours pendant tout ce temps.
J’ai du mal à croire que vous ayez continué à lire. Levez le doigt, ceux qui sont toujours là.

Et pourtant, ces 6 mois dans la vraie vie, je les ai vu passer, au contraire. J’ai même l’impression que ça fait au moins un an, au bas mot.
6 Mois d’un job chiant, 6 mois en attente de la suite. Et voilà la fin du cycle, le début d’un autre sûrement. Pour reprendre une comparse , « je serai fixée en octobre ». Mais contrairement à son acolyte , moi je suis inquiète.

C’est marrant comme la faille temporelle me joue des tours. L’autre jour, je vidais mes tickets de métro, que j’achète au mois, la précision est importante pour la suite du récit, et je contemplais tous ces bouts de papier qui représentaient (réifications) tant de longueurs, tant de moments passés à regarder vers l’avenir, à patauger dans le présent. Et maintenant c’est passé, complètement passé. Dorénavant, je jetterai mes tickets chaque mois, pour m’éviter ces petites crises de délire simplistes, et pour vous éviter de les subir.
Des anecdotes comme ça, j’en ai à la pelle.

Et moi qui me croyais libre, je découvre que le temps passe. J’ai 22 ans, 3 mois et 1 jour exactement, et déjà une petite ride D’EXPRESSION au coin de la bouche.
Comment ça le temps ne m’épargnera pas ? Comment ça, je commence à regretter d’avoir perdu du temps ? Comment ça les capacités intellectuelles déclinent à partir de 25 ans ?


mercredi, septembre 29, 2004

Nature morte à la mousse 





J’en parle peu, mais pourtant ils prennent beaucoup de place dans ma vie. Mes tocs. Ils changent, varient parfois, reviennent toujours.
Je ne peux pas m’endormir sans être sûre que la porte est bien fermée. Et pourtant, je peux rester des minutes entières devant la porte sans en être persuadée. Quoi, ça veut dire que je ne me fais pas confiance ?
Je ne peux pas non plus fermer mes yeux en me couchant. Je dois toujours regarder l’encadrure de la porte pour être sure qu’aucune silhouette ne s’y dessine. Je peux rester éveillée comme ça au moins trente minutes à cligner des yeux sans cesse.
Je mise sur le déménagement pour que ça cesse. Repartir à zéro dans un endroit nouveau et arrêter d’écouter mes frayeurs. Casser l’engrenage.
C’est pénible de ne pas pouvoir se raisonner. De se sentir prisonnière de ses propres démons.
Bon, allez, et surtout, j’en parle mal !


mardi, septembre 28, 2004

Enfin, 

J’ai acheté mes fournitures de rentrée. J’ai maintenant plein de chouettes trucs pour avoir envie d’étudier. J’ai notamment fait l’acquisition d’une boîte pour ranger mes crayons, d’une marque qui m’était alors inconnue. En fait, c’est un plumier gothique. La classe.
Voyez plutôt le site.


Bienvenue dans ma vie virtuelle 

Roberte s’est bien installée dans sa petite ville d’Animal Crossing. Elle rembourse doucement son emprunt en vendant des coquillages ramassés sur la plage, des objets trouvés à la décharge et au commissariat de police, des poissons. Sinon, elle s’amuse à planter des trucs, à envoyer des fossiles par la poste et à aménager sa petite maison.
Salambo, le cochon, a été envoyé à l’abattoir. Au passage au niveau deux, mon exploitation s’est agrandie, j’ai maintenant deux champs et une culture diversifiée. Le nouveau porc s’appelle Elmerd. Avec un D, parce que sans D, c’était déjà pris.
Gloria, ma vache, a 6 jours et pèse 46 kg. Mes lapins sont devenus adultes et ont eu deux lapereaux. Mes poules et mon coq ont pondu leur premier œuf ce matin. Mais deux d’entre eux étaient malades.

Dans ma vie réelle, j’ai trouvé trois escargots et deux limaces dans ma salade. Je trouve ça écoeurant.


lundi, septembre 27, 2004

Petits détails, grands effets... Pour rester frivole 

Une barrette assortie à mes nouveaux cheveux
Les lunettes de soleil assorties à mes cheveux aussi
Les boucles d’oreilles de la même couleur que le tee shirt
Le motif des chaussettes qui dépasse entre le pantalon (court) et les chaussures (montantes)
Le pull bleu pour faire ressortir ses yeux. Oh allez, Mes yeux !

Tristement futile, dûment recommandé
(liste non exhaustive)


dimanche, septembre 26, 2004

J’aime acheter de nouvelles choses. En particulier des vêtements ou des chaussures. Des vêtements ou des chaussures, donc, que je ne mets pas tout de suite. Je les laisse en évidence, je les regarde, je les essaie à l’occasion. Parce que pour moi, et je l’espère pour tout le monde, pour me sentir plus normale, les nouvelles choses deviennent très vite de vieilles choses en les portant, et ce faisant, perdent tout le charme.
Je prolonge donc au maximum la durée de vie de ma joie à posséder quelques trucs neufs.
Le top du top, c’est d’acheter et de ne pas porter. De ranger pour plus tard. C’est comme ça que, quelques mois après son achat, j’ai retrouvé un très joli tee shirt avec au bout des manches des froufrous. Je devais trouver ça trop délire à l’époque. Mais il faut bien se dire que tout achat aura son heure de gloire, alors pourquoi se presser ? Sans compter la joie d’ajouter à ma garde robe un nouvel élément, sans avoir l’impression de débourser un centime.
Mieux vaut contempler à son aise, et profiter.
C’est un peu pitoyable, mais je suis comme ça aussi.

PS : ça y est, j'ai fait ma teinture. Je suis prune.


samedi, septembre 25, 2004

Je suis de mauvaise humeur 

Tout va mal.
Je ne suis que mépris pour autrui.

Je me décide à plier mon linge qui attend depuis 5 jours, et les plis ne se mettent pas comme il faut. Ca m’agace.
Je vais faire des courses en plein centre ville un samedi, et ça m’énerve. Les futures mères enceintes jusqu’au cou et qui, de ce fait, se croient tout permis m’insupportent. Celles avec les poussettes, encore plus. Je ne vais quand même pas les féliciter de repeupler la terre dans ces conditions. Je sais, c’est récurrent chez moi.
Je veux cuisiner, j’ai la flemme. Et avoir la flemme, alors que je n’ai rien fait de la journée, ça me gonfle.

Le monde entier se ligue contre moi pour m’ennuyer.


vendredi, septembre 24, 2004


Ah, voilà l’automne. J’ai envie d’aller me promener en forêt, de gambader un panier à la main à la recherche de champignons, de châtaignes. Vêtue de bottes et d’un ciré, je savourerais les odeurs des sous bois et lancerais un bâton à mon chien pour qu’il le rapporte. Je rentrerais et me ferais un chocolat chaud avec de la brioche.
C’était le quart d’heure bucolique d’une citadine en manque de verdure. Le quart d’heure mièvre aussi.

Ca tombe bien, je vais aller faire un tour dans ma nouvelle efarm. Il ne faut pas se fier à l’image, je ne suis pas un fermier mais une fermière avec un fichu, des bottes en plastique et un tablier, et à mon niveau, on ne m’a confié qu’une vache, une couvée de poussins et quelques lapereaux.


jeudi, septembre 23, 2004

Ne plus se supporter. N’ouvrir la bouche que pour hurler sur l’autre. Ne plus savoir dire que des méchancetés, sans plus pouvoir s’arrêter. En les pensant, c’est peut-être ça le pire de tout.
Une vague de saloperies, un vomissement sans fin, et jouissif.
De part et d’autre. Pas de drapeaux blanc. Pas de trêve. Pas de concessions cette fois.
Heureusement, c’est passager.


De la difficulté d’aller au bout d’un rêve érotique 

Avant j’y arrivais, jusqu’à l’orgasme, dans mes rêves. J’aimais carrément bien cette option. Maintenant, plus moyen. Mais jamais. Je vous jure, jamais. Je reste toujours sur ma faim.

Cette nuit, j’étais au cinéma avec une charmante créature (et mes nouvelles chaussures dans une boite, on voulait me les piquer), et on commençait à faire des trucs. Mais je m’apercevais que tout le monde nous voyait et ça me gênait un peu.
Alors on décidait de continuer, parce que quand même on avait vachement envie, chez ma grand-mère (et toujours avec les chaussures). Dans la chambre du fond du couloir, qui communiquait avec le couloir et la cuisine, et par laquelle il fallait absolument passer pour aller de l’un à l’autre. (Dans la réalité, c’est pas comme ça, y’a qu’une porte, mais avec une vitre opaque). Donc évidemment, on était dérangées dans cette pièce par mon cousin homophobe. Tiens, tiens. Nous décidions donc de fermer les portes, riche idée, et d’occulter les vitres. Ca semblait mieux parti, mais c’était sans compter ma partenaire qui entre temps était devenue à moitié frigide et qui ne réagissait plus à rien. Et du même coup, était devenue totalement inefficace avec moi. Et pourtant, il m’en aurait fallu vraiment peu pour me satisfaire.

Bon allez, je vais errer en quête d’une jeune fille réelle prête à tout, elle, pour soulager ma frustration.


mercredi, septembre 22, 2004

Ma vocation… 

De prof ?

C’est ça de discuter avec de jeunes profs : on commence par se dire que non, pas moi, je ne serai pas prof. Ce serait déjà un miracle si j’avais le Capes, alors ne rêvons pas. Et puis c’est sans compter ces monstres à qui il me faudrait enseigner les fastidieuses règles de grammaire et d’orthographe.
Et puis je me prends à me mettre en situation : torturer les élèves, faire crisser les ongles sur le tableau, leur faire conjuguer des verbes en punition… et puis leur apprendre que lire n’est pas forcément une corvée, que ça peut même devenir un plaisir… Si il y en avait seulement un qui comprenait ça grâce à moi…
Sans oublier, les avantages de la fonction publique, le salaire, les vacances, l’emploi du temps plutôt léger…
Peut-être qu’un jour, j’entrerai dans une classe, des élèves lèveront le doigt en m’appelant Madame et médiront derrière mon dos. Ca serait bien quand même…


mardi, septembre 21, 2004

Il fait gris ce matin. 

J’adore le matin, entendre ma copine se lever, faire le café. Me retourner dans le lit, m’enfouir jusqu’au nez sous la couette et sentir l’odeur du café. Glisser les pieds sur les draps à l’endroit où ils sont encore froids. Je sais qu’aujourd’hui je ne me lève pas, je peux plonger dans une somnolence encore quelques heures si je veux. Me réveiller, mettre de la musique, me faire un thé et me remettre au lit avec un bouquin.
J’adore travailler l’après midi. J’adorerais encore plus ne pas travailler du tout. Ah, et puis ce qui serait mieux encore, c’est qu’un chaton saute sur le lit pour venir jouer avec moi pendant que je me réveille. Et puis ce serait encore mieux si je me réveillais à Londres aussi.
Ah… les petites plaisirs simples du quotidien…


lundi, septembre 20, 2004

Je m’installe comme tous les dimanches soirs pour Urgences puis NY911 (qui a dit que je n’aimais pas la télé ?), et comme d’hab, je finis par me demander pourquoi je m’entête à regarder. Je replace dans le contexte, la deuxième série se passe chez les flics de New York. Hier, la lumière était mise, entre autres, sur la jolie latino, flic un peu limite sur les bords mais vachement jolie. Elle vient d’être rétrogradée il y a peu pour une bavure, et ferait tout pour reprendre du galon. Elle enquête donc sur un réseau de prostitution de luxe et bien sûr, elle fait l’appât. Mauvaise idée, très mauvaise idée, Marisa… On le voit venir de très très loin… Un mec méchant finit par la violer, évidemment. Bien sur, on ne voit rien, on ne voit que l’avant et l’après. C’est pour ça que nous n’avons même pas droit à un avertissement ? A une pastille ‘-de 12ans’ ?
C’est incroyable ça… parce qu’on ne montre rien, alors ce n’est pas violent ?? Et l’idée du viol alors ? C’est censé passer comme une lettre à la poste ?
Je finis par devenir rétrograde et penser que c’est devenu trop commun, chaque série à son viol dans chaque saison. Ok ça existe, et ok il faut en parler… Le problème c’est que quand ça devient systématique, je crois que ça perd de sa force, voire que ça peut conduire à une banalisation dangereuse.
Désolée pour cette diatribe, mais le viol reste une des choses qui me font le plus peur dans ma vie. Avec la mort par étouffement, brûler ou me faire enterrer vive.
Et vous, vous avez peur de quoi ?


dimanche, septembre 19, 2004

Dans mon sac à main  

(de préférence confectionné de mes blanches mains, avec des rubans, de la feutrine, tout plein de boutons et une poche qui ferme…)
On se connaît bien maintenant, vous pouvez fouiller.

Un carnet pour noter mes pensées pour le blog, les indications de tricot, les idées en tout genre
Un agenda
Des photos
Un carnet de chèque
Un porte monnaie portugais
Des cartes : bleue, de fidélité chez Somewhere, la Fnac, de médiathèque, d’identité, vitale, Champion, d’électeur, 12/25
Un tube de rose à lèvres
Des barrettes
Un coquillage
Un échantillon de crème (au cas où)
Une lingette déodorante (au cas où aussi)
Une serviette (au cas où bis)
Mes clés
Des lunettes de soleil
Mon badge pour entrer au boulot
Des horaires de train
Un stylo bleu à la myrtille
Un feutre noir
Des mouchoirs
Un sachet de sucre


samedi, septembre 18, 2004

Je suis malade. Enfin j’ai un rhume et de la fièvre et je suis quand même allée bosser ce matin… Soit dit en passant, pour minimiser, parce que j’aime pas l’idée d’être malade.

Et bien, plusieurs constatations :

Je suis de mauvaise humeur quand je suis malade
Je suis de mauvaise humeur encore plus que d’habitude quand je me réveille de ma sieste
Je ne sais pas avaler les cachets, même si ce sont de misérables petits cachets de Doliprane.
Je suis super douillette et geignarde
Le kir ne soigne pas


vendredi, septembre 17, 2004

Toujours dans ma tendance je retombe en adolescence, je redécouvre le pouvoir tout puissant sur mon être des guitares et autres instruments avec lesquels on fait ce qu’on appelle aujourd’hui, sans charme, et avec quelque ringardise, le rock.
Mais pourquoi mes parents ont-ils tenu à me faire apprendre la flûte traversière ? Je leur en voudrai toute ma vie. Si seulement je savais produire d’enivrants rythmes avec mes petites mains sur des cordes de guitare… Ayant quand même fait quelques années de solfège, je suis toujours un peu ébahie de voir ce que qu’on peut faire avec juste sept notes.
Si seulement l’année où on m’a offert une guitare et des cours pour aller avec, je m’étais investie… pauvre dilettante que je suis, je me fais pitié.

Une petite sélection qui donne la pêche, à écouter le matin avant d’aller bosser pour rentrer dans tous les chieurs, ou à n’importe quel autre moment de la journée ou de la nuit. Allez regarder et écouter et .

Et pour finir, une reprise par les White Stripes.




jeudi, septembre 16, 2004

Mylene je ne t’aime plus. Tu n’as plus qu’un pouvoir relatif sur mes songes. Ouais tu ne me fais plus rêver, j’ai honte de ta dérive commerciale et artistique. Que tu étais belle quand tu étais morte à l’intérieur. Quand tu chantais des textes vaseux auxquels on ne pigeait rien mais c’était beau quand même.
Si tu sors un album, peut-être que je ne l’achèterai pas. Si tu fais une tournée, je ne viendrai que si tu chantes les vieilles chansons.
Je vais même me teindre les cheveux en noir. Et pas en roux, comme j’avais l’habitude de le faire dans un incroyable dévouement.
Oula, ça y est, j’ai ma crise mystique. J’ai perdu mon idole, ma déesse.


mercredi, septembre 15, 2004

I can’t stand me now 


Dites bonjour à mes deux merveilles de chaussures. J’avais prévu de faire des dépenses, mais là j’ai un peu abusé. Voyez vous-même… Et demain c’est pantalon et chaussettes au programme.
Qui ça interesse ? Moi.


mardi, septembre 14, 2004

Qu’est ce qu’on est vulnérable quand on va chez le coiffeur. Les ciseaux peuvent devenir des armes redoutablement efficaces. Avec ses instruments, la coiffeuse touche à notre intégrité. Pour peu qu’elle soit vicieuse, elle peut nous défigurer avant que nous, avec nos yeux de novices, on ait eu le temps de réagir. Peu importe le reste du temps, quand on va et vient dans la vie avec une petite musique intérieure —un genre de radio qui rend invincible ; les cheveux mouillés, assis dans un fauteuil, scrutant le miroir en face de soi, on fait pas le malin. Là ce n’est plus du tout la même histoire.
Coiffeurs et dentiste, même combat. On se sent vraiment mal quand on ne gère rien.

Enfin, tout ça pour vous dire que je suis allée hier chez le coiffeur mais qu’il me reste des cheveux sur la tête.


Voilà, ça y est, je snobe honteusement le repas du service client. Maintenant que je suis à l’abri, je me dis que ce n’est pas un mystère si je ne suis pas entourée par une myriade d’amis… et c’est un euphémisme… je devrais peut-être essayer de me bouger un peu et d’aller les rejoindre. Vaut-il mieux des amis avec qui on a pour ainsi dire rien en commun que de pas en avoir du tout, ou trop peu… ?
Tout ça est navrant…


lundi, septembre 13, 2004

« Seuls les damnés iront au paradis ». C’est de qui ? Je me pose la question depuis environ dix ans, périodiquement. Si quelqu’un pouvait m’aider…

J’aimerais bien être à nouveau toute neuve dans ma tête, au moment où cette phrase me fascinait. Maintenant que je suis vieille, je ne pose plus la question de savoir où j’irai après… Paradis ou pas, c’est pas ça qui compte. Je pense que moi je resterai là où j’aurai été bien, je serai discrète pour ne pas être soupçonnée par les vivants chez qui j’aurai élu domicile. A peine quelques signes pour que l’ambiguïté règne. Et je reviendrai hanter mes ennemi(e)s.


dimanche, septembre 12, 2004

Et pour coca cola c'est raté aussi... 

Basses préoccupations

Ma lessive n’enlève plus les tâches. C’est le drame de la semaine -avec la mante.
Malgré toutes les pubs pour la lessive à la télé, je ne sais pas laquelle choisir en remplacement. C’est le troisième drame. Pauvre petit cerveau, je ne suis même plus réceptive à la pub. Ca sert à quoi tout ça alors ?


samedi, septembre 11, 2004

Hier soir, j’étais tranquillement en train de regarder la Star Ac, matant les filles en me bouchant les oreilles, parce que si c’est agréable à voir, c’est vraiment pas beau à entendre.

Et puis le chat se met à faire le fou, alors au début je n’y ai pas fait attention— il est très souvent fou. Comme il commençait à gratter à la porte, j’ai d’abord supposé qu’un serpent avait rampé jusqu’au quatrième étage pour venir m’embêter. Ce n’est peut-être pas possible dans la vie réelle, mais dans ma tête, c’est tout à fait probable.
Alors je me suis penchée, très penchée.
Et là, c'est le drame...
J'avais mis le nez sur une horrible bête. Un gros insecte. J’ai vite crié (d’habitude je n’ai pas peur des petites bêbêtes, vous le savez si vous avez bien lu mon blog, mais là elle m’avait prise en traître, il faut bien l’avouer), et couru dans l’autre pièce. Je la décris à ma sauveuse, une grosse araignée avec de très très très grandes pattes, qui va pour la voir.
Mais en fait j’avais mal vu, c’était pas une araignée, mais une mante religieuse. GROSSE. Et pas verte mais marron. Le pire de tout, elle avait des ailes. Oui, elle volait !

Vous voulez en savoir plus ?
« Les Mantes sont diurnes, carnassières, et elles affectionnent les terrains découverts et bien ensoleillés. » Pour la suite, vous trouverez toutes les infos sur la biologie de la mante religieuse.

J’y pensais encore ce matin et j’ai du rentrer la tête dans les épaules pour passer dans le coin là bas vers lequel elle s’est envolée. Et aussi dorénavant, je préfère que toutes les ouvertures restent closes, au cas où elle reviendrait.


vendredi, septembre 10, 2004

Un peu d'arithmétique  

Soit :

Une droite delta
Un point A
Un blog

Sachant que le nombre de visites sur ce blog est inversement proportionnel au nombre de comments, de façon exponentielle, trouvez la formule mathématique permettant de vérifier cette hypothèse.


jeudi, septembre 09, 2004

Ayant découvert qu’au service client de la société Bîîîp les antillais et les bretons étaient surreprésentés, je décide de partir en campagne afin de promouvoir ma merveilleuse et riante contrée d’origine, j’ai nommé… le Poitou Charentes.

Alors oui, je sais, quand on mentionne cette région, on pense Raffarin, on pense Ségolène et ses fromages, on pense trou perdu…
Mais non non non non non, il y a aussi de bons côtés… Pour vous documenter, vous pouvez cliquer ici. Ou bien ici. Quoique ce dernier site porte à caution. En effet, comment une région à dominante agricole spécialisée dans l’élevage d’ovidés peut-elle sponsoriser un succédané du formidable jeu de cochons virtuels, vacheland. Je crois qu’on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Là, je m’insurge. Je peux pas laisser passer ça, surtout en temps que fille d’un ancien éleveur de moutons. Ok, on y trouve des charentaises, mais quand même, l’agneau du Poitou Charentes !

Alors, un jour si vous n’avez rien d’autre à faire pendant quelques jours d’oisiveté, allez donc renflouer les caisses du Futuroscope, visiter la belle église de Saint Savin, la cité de l’écrit de Montmorillon, le centre de plein air de Lathus, le littoral atlantique…

Et soyez de bons charentais, faites moi plaisir, laissez crever votre vache et élevez plutôt des moutons.


... Et merde, ils remettent ça. Un repas avec tout le service client France. Soit une quinzaine de personnes que je vois tous les jours et suffisamment à mon goût. C’est pathétique de ne pas avoir de vie personnelle réussie pour vouloir faire autant de soirées boulot. Qu’ils se voient si ils veulent, mais qu’ils ne se croient pas toujours obligés de convier le ban et l’arrière ban.
Alors cette fois comme excuses j’ai :

*Ma copine est très jalouse, elle ne veut pas que j’y aille. Mais ça fait un peu trop femme soumise.

*Je suis complètement fauchée par mon déménagement.

Non mais merde quoi.


mercredi, septembre 08, 2004

Mes grandes satisfactions du moment sont :

Mon inscription en licence mais ça fait peur alors j’en parle pas.
Mon déménagement mais ça fait peur toutes ces dépenses alors j’en parle pas.
Le taux d’audience de mon blog mais je ne dirai pas combien de visiteurs j’ai par jour pour ne pas me ridiculiser.

Ceci m’amène donc à ce que je voulais développer dans ce post : Est-ce que je ne raconte pas toujours la même chose ? Jours après jours je m’efforce de poster… La liste des mois d’archives s’allonge… mais ai-je vraiment autant de trucs à raconter ?
En fait, ai-je réellement quelque chose à raconter ? Enfin plutôt, ai-je quelque chose d’intéressant ou de constructifs à raconter ? Parce que pour ce qui est d’aligner des mots, ça je le fais depuis plus de cinq mois.
Crise vertigineuse qui me plonge dans un abîme sans fond.


mardi, septembre 07, 2004

Ode à mon travail bien aimé (ou presque) 

A mon travail bien aimé, j’ai appris que la gente masculine n’était pas toute sur le même format. Qu’il existe des hommes sympas, avec qui on peut rire, avec qui c’est agréable de travailler, qu’on peut remettre en place s’ils osent se montrer macho. Des mecs sur qui on peut compter en fait. Des mecs avec qui on se dit bonjour en se tapant les poings.
Ok, je savais que ça existait, mais je n’en avais jamais rencontré autant.

A mon travail bien aimé, ma collègue se met un peu trop près de moi pour me parler, au lieu de répondre à ma question par mail.

A mon travail bien aimé, j’ai des clients qui m’envoient des mails gentils. Cet après midi :
« Merci, vous êtes incroyablement aimable, vous méritez une petite tartelette aux framboises !! ».

A mon travail bien aimé qui m’occupe pendant ces mornes journées de septembre…

C’est quand même dur de se décider à quitter cette espèce de cocon rassurant. Cette entreprise somme toute chaleureuse, peuplée de gens jeunes et dynamiques. Ce job pas mal payé, pas contraignant, que je connais maintenant par cœur. Ces collègues attachants.
Bref, pas la peine de me dire que je pensais la même chose de mon boulot précédent, je le sais...


lundi, septembre 06, 2004

« - Et tu sais où je suis môme ? Je suis au lit, et toute nue, et ça me démange tellement que je plane jusqu’au quatorzième étage — je suis folle de toi, me chuchota Franny. Je te veux. Alors secoue toi et rapplique. C’est maintenant ou jamais, môme. A moins d’essayer on ne saura jamais si on peut s’en passer. (…)
Quand Franny se leva pour ramasser son sac, elle eut une grimace ; elle aussi souffrait des séquelles de nos débordements — bien sûr, c’était exactement ce qu’elle avait voulu : il fallait que pendant des jours la douleur nous rappelle nos ébats amoureux. Et cette douleur nous préserverait de la folie ; la douleur nous persuaderait qu’à suivre cette quête ambiguë l’un de l’autre, nous risquions à coup sûr de courir à notre perte.
Franny trouva un peu de monnaie dans le fond de son sac, de quoi prendre un taxi ; elle me donna l’argent, en me gratifiant d’un baiser, très chaste et très fraternel. Désormais — entre Franny et moi — il ne peut y avoir d’autres formes de baisers. Désormais nous nous embrassons comme s’embrassent sans doute la plupart des frères et sœurs. C’est un peu morne peut-être, mais le meilleur moyen de passer sans danger devant les fenêtres ouvertes.»

Il y a des jours comme ça où j’ai envie de me glisser dans un livre que je connais par cœur, de m’y réfugier… Franny et John… Sorrow… Egg… Freud… Earl… L’hôtel New hampshire… John Irving… ses points virgules… ses thèmes récurrents… (Tiens je viens de remarquer, après de multiples lectures, que le narrateur porte le nom de l’auteur). Je me relirais bien le Monde selon Garp tant que j’y suis…


dimanche, septembre 05, 2004

En fait, ce n’est pas cette fille que je veux retrouver sur ‘copains d’avant’. C’est celle qui, en première, m’appelait mon petit chat en cours et ça faisait bizarre aux profs. Celle qui trouvait que ses seins étaient trop petits, mais à mon goût ils étaient parfaits. Celle pour qui j’avais acheté un album de Jamiroquai pour pouvoir en parler avec elle. Celle qui était super populaire alors que moi pas. Celle qui m’aimait bien malgré tout je crois.
Qu’on se rassure, je ne veux pas la retrouver pour coucher avec elle.


samedi, septembre 04, 2004

J’annule mon post du 23 août dans lequel je disais que j’aimais la rentrée. En fait, non. J’aimais bien la rentrée pendant qu’on était encore en août. Je l’aime beaucoup moins maintenant qu’on est en septembre. Même si c’est synonyme du retour de la Star Ac et des jolies filles à mater. Oups j’ai révélé ce sombre aspect de ma personnalité, je ne peux plus vous faire croire que je suis snob.

La perspective de devoir :

1. faire des cartons pour le déménagement
2. remplir des formulaires pour le nouvel appart
3. déménager
4. défaire les cartons
5. acheter de nouveaux meubles. Les monter
6. dire distinctement au boulot : non merci, je ne souhaite pas renouveler mon contrat
7. aller chercher mon dossier d’inscription à la fac
8. devoir réunir des pièces pour que le dit dossier soit complet
9. choisir mes unités d’enseignement et mes options
10. faire ma rentrée à la fac, fréquenter des gens (des gens ?!), préparer des exposés, lire

M'épuise.

Pour couronner le tout, entendre ma petite sœur raconter que c’est dur d’entrer en seconde dans une classe où on ne connaît personne et où on ne voit personne qu’on a envie de fréquenter me déprime profondément et me ramène quelques années en arrière (8 pour tout avouer, j’avais un an d’avance en ce temps là... temps révolu depuis mes multiples essais à la fac). Je voudrais lui dire que c’est pas grave, elle va se faire des amis, ça va passer vite. Mais ce que je voudrais encore plus, c’est que ce soit vrai.
Je dis ça mais ma dernière année de lycée, au lycée Raymond Naves, a été une des meilleures de ma vie. Je vivais en plein épisode de Dawson- la chance hein. Mon voisin m’attendait à la grille de chez moi, j’étais entourée, on étudiait pas, on riait. J’avais ce super crayon à mine rose. C’était la belle vie.
C’était vraiment il y a si longtemps ? J’ai vraiment perdu tout le monde de vu ? (Sauf une fille qui m’a retrouvée sur 'copains d’avant' mais comme on a payé ni l’une ni l’une, on ne peut s’envoyer que des messages de bonjour en se vouvoyant ou en se tutoyant, au choix. La conversation va vite devenir limitée.)


vendredi, septembre 03, 2004

On reprend depuis le début et on recommence ; les options ont changé… Je vous les livre après une pré sélection…
Et je ne vous parle pas des UE obligatoires où il faut aussi choisir un groupe. En fonction du programme ? Des places qui restent ? Du prof ?

OP LIC 03 ?
ANGELUS SILESIUS, Le Voyageur chérubinique, édition et traduction de l'allemand par Maël Renouard, Rivages Poche. Petite Bibliothèque (n°464), 2004.
ANONYME, Récits d'un pèlerin russe, édition et traduction du russe par Jean Laloy, Paris, Baconnière/Seuil (col. Sagesses, n°14), 2002.
Pedro CALDERÓN DE LA BARCA, Le Grand Théâtre du monde. Paris, GF-Flammarion (n° 1115), 2003.
THERESE D'AVILA, Vie écrite par elle-même, présentation et traduction par Grégoire de Saint-Joseph, Paris, Seuil (col. Sagesses, n°100), 1995.

OP LIF 03 ?
A - Littérature française du Moyen-Age au XVIIIe siècle
« L'automne de la courtoisie : Le Livre du Cur d'amour épris »Le XVe siècle, fasciné par l'héritage littéraire des précédents siècles médiévaux et désabusé par les troubles (militaire, social et finalement idéologique) contemporains, cherche un ton nouveau pour méditer une question déjà vieille de quatre siècles, l'amour courtois ; René d'Anjou écrit à ce propos en 1457 l'un des fleurons de la création romanesque de la fin du Moyen Age.
oeuvres étudiées :-René d'Anjou : Le Livre du Cur d'amour épris, éd. et trad. F Bouchet, Paris, Livre de Poche, 2003, « Lettres gothiques ».
Litterae in tempore belli : la littérature et les guerres de religion-Ronsard, Montaigne, Aubigné et extraits de pamphlets de l'époque.
Littérature enfantine/Littérature adulte XVIIe siècle-Charles Perrault, Les Contes, éd. Jean Pierre Collinet, Folio « classique »*Les étudiants seront amenés à lire en complément quelques contes de Mme d'Aulnoy (fournis)
B - Littérature française des XIXe et XXe siècles
Le sujet de la description
-Senancour : Oberman, (GF).-Giono : Un roi sans divertissement (Folio).-Gracq : Les Eaux étroites, (José Corti).
Sujet lyrique et désenchantement-Musset, Poésies, (éd. P. Berthier, Poésie/Gallimard)
Poésie et poètes, de la Révolution à la Restauration (1785-1820).André Chénier, Iambes, dans Poésies d'André Chénier, collection « Poésie », NRF-Gallimard.D'autres textes seront fournis sous forme polycopiée.

OP CIN 3A ?
ContenuCette U.E., qui ne comporte pas de préalable, vise à la fois à un apprentissage des instruments d'analyse du langage cinématographique et à une initiation à l'histoire du cinéma.Le langage du cinéma y sera analysé à travers les instruments fondamentaux qui lui donnent sa spécificité : cadrage, échelle de plans, mouvements d'appareil, décor, montage etc. L'histoire du cinéma sera envisagée quant à elle dans son développement des origines à nos jours : l'accent sera mis sur la question des styles cinématographiques, mais aussi sur l'articulation du cinéma avec les autres arts comme avec les faits historiques et culturels.
Bibliographie de base - Jacques Aumont/ Michel Marie, L'analyse des films,(Nathan)- Vincent Pinel, Le montage, (Cahiers du cinéma/CNDP)- Emmanuel Siety, Le plan, (Cahiers du cinéma/CNDP)- Vincent Pinel, Ecoles, genres et mouvements au cinéma, (Larousse)- André Bazin, Qu'est-ce que le cinéma ? (Cerf)


jeudi, septembre 02, 2004

Les 10 000 raisons de ne pas se raser la tête : 

Parce que j’ai une bosse sur le crâne
Parce que quand ça repousse c’est pas drôle, c’est même moche
Parce que j’adore mettre les mains dans mes cheveux quand je les lave
Parce que je ne pourrais plus mettre de barrettes alors que j’aime jouer à la petite fille. Que ceux qui imaginent ma voix perverse se détrompent. C’est au sens propre du terme pour une fois
Parce que j’ai acheté des rouleaux clip tonic curl
Parce que ma copine est contre
Parce que j’ai passé l’âge de me chercher et aussi passé l’âge des crises existentielles
Parce que je n’ai pas de tondeuse

Il faut pourtant que j’aille chez le coiffeur.


mercredi, septembre 01, 2004

5X2 

Réalisation: François Ozon
Interprétation:Valeria Bruni-Tedeschi, Stéphane Freiss, Françoise Fabian, Michael Lonsdale, Antoine Chappey, Géraldine Pailhas, Marc Ruchmann...

Du mauvais, du très mauvais Rohmer. Comment Ozon peut-il filmer des personnages aussi terre à terre. Ils sont malsains, mais n’ont rien d’humain. Des personnages n’ayant qu’une seule facette, fait d’un seul bloc, stéréotypés. Rien. Rien ne se dégage d’eux hormis ce que le réalisateur a minutieusement préparé et souhaité montrer.
On ne peut rien faire avec ce film. Ni tenter d’y voir une vision cynique, ni tenter de ne pas le prendre au premier degré (oui je sais ce qu’est le second degré mais là ça ne colle pas, je prends tout au pied de la lettre, c’est de la faute du cinéaste, pas de la mienne, j’étais pleine de bonne volonté), ni s’attacher à ces personnages sans fondement.
Et alors, comment peut-on accepter cette vision sur les hommes (et les femmes par voie de conséquence directe) ? Vision d’autant plus machiste qu’elle est insidieuse et pernicieuse. Mais oui, l’homme est mauvais, égoïste et les femmes ne peuvent faire autrement que le supporter. Car l’Homme leur est indispensable. Je ne suis pas dupe, le portrait de tes femmes, François, n’a rien d’une mise en valeur du sexe féminin mais au contraire, vise à affirmer encore un peu plus, si c’était nécessaire, la suprématie masculine. Merde, marre à la fin.
A ça, j’ajoute que le fait de montrer une femme résistant aux assauts d’un homme et y succombant quelques minutes plus tard après quelques violences de la part de celui-ci ne fait pas de bien aux esprits faibles. Ont-ils besoin de ça ?

Quel dommage, mais quel dommage, que Valeria Bruni Tedeschi soit allée se fourvoyer dans un si mauvais… film ? une si mauvaise pseudo œuvre d’art ? Dans ce prétexte à une vision machiavélique du couple (hétéro) ?
Le pire de tout, c’est de ne rien pouvoir faire pour contrer ça. Les intellos et les autres vont sûrement voir dans cette démonstration implacable de la fin jusqu’au début un film furieusement décalé, donc incroyablement formidable.

Ahhhhhhhh pitoyable, pathétique…

Et désolée, quant à moi, de m’être laissée aller à un semblant de critique de cinéma, ce que je m’abstiens toujours de faire, mais j’en avais besoin. Pour un peu j’aurais poussé le bras de ma voisine du coude pour lui en parler. J’ai d’ailleurs hautement marqué mon mécontentement en sortant de la salle dès la première seconde du générique avec élan et violence.

Bon, maintenant je vais lire la critique de Télérama. J’aurais peut-être du le faire avant.


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