mardi, novembre 30, 2004

Haïku  

J’ai froid, je bois du thé.
Je suis somnolente, je bois du thé.
J’ai faim, je bois du thé.
Je bois du thé, je fais pipi toute la journée.

Un haïku est un petit poème d'origine japonaise. En trois vers de rythme 5/7/5, il évoque une image en rapport avec une saison.
C’est pas tout à fait ça encore…


lundi, novembre 29, 2004

J’aime bien chatter sur Gayvox. Je le fais depuis longtemps. J’ai aussi appris à éviter certaines filles.
J’évite donc le profil type – pour les ignorants, on doit répondre à quelques questions perso -
de celle qui n’aime pas l’intolérance, le racisme, la violence, le mensonge, l’homophobie, la guerre et j’en passe.
Qui aime les chevaux, les dauphins, le sport…
Qui n’a pas rempli les cases ‘Ma littérature favorite’, ‘Mes films favoris’ ou qui y a collé tous les classiques : l’Alchimiste, le Petit prince, Mylène Farmer, Madonna…
Celle dont les préliminaires durent 20 minutes et qui se débrouille bien au lit.
Pour qui la plus belle chanson d’amour est une chanson de Céline Dion ou « une femme avec une femme ».
Celle pour qui le Pacs est un idéal.
Celle qui s’essaie à la poésie.
Celle dont le style est ‘Bien-Sous-Tous-Rapports’.

Allez, pour être bien méchante et bien moqueuse, une petite perle d’une inconnue dont je ne citerai pas le pseudo (à vrai dire, je ne m'en souviens plus) qui a répondu dans la case ‘mes attentes’ qu’elle cherchait un « rencontre qui corresponde à mes attentes. » Je crois que c’est clair.


dimanche, novembre 28, 2004

Un déjeuner dans un resto végétarien
Vingt bâtonnets d’encens senteur « vacances à la mer »
Une teinture rouge pour mes cheveux
Un tee shirt avec l’inscription « boys are smelly »
Un agenda. Le même que l’année dernière mais orange. C’est beau la routine.
De quoi fumer
Deux cd

Non, ceci n’est pas une nouvelle liste au père noël. Ce n’est pas non plus une liste de tout ce que je voudrais avoir.
C’est la liste de ce que j’ai acheté vendredi et samedi.
J’explore à fond le concept de je veux donc je prends.

Plusieurs solutions à ce problème inquiétant de trou au porte-monnaie ; enfin plutôt à la carte bleue, mais ça ne veut plus rien dire :

A. C’est noël avant l’heure.
B. On est jamais mieux servi que par soi même.
C. La fièvre des achats cache un problème plus profond.
D. On a gagné au loto ?
E. C’est quoi ce délire ?


samedi, novembre 27, 2004

question du soir...espoir ? 

Comment se fait-il qu’il manque toujours plus de couteaux que d’autres couverts au bout d’un moment quand on a acheté un lot ? C’est sans doute un phénomène inexpliqué. Parce que les petites cuillères, elles traînent, on mange volontiers un yaourt et hop, sous le lit. Mais les couteaux, ils vont où ?


vendredi, novembre 26, 2004

La famille qui figure sur tous les produits de marque Auchan me tape sur le système. Elle est sur ma glace, sur ma pâte feuilletée, sur mes fromages blancs, sur ma soupe, sur mon poisson, sur ma tarte surgelée…
Faites des enfants… C’est quoi cette photo ? C’est la famille modèle ? Papa, maman et les deux enfants, de préférence une fille et un garçon. Quel beau moyen de propagande. Tellement discret en plus.
M’en fous, je fais de résistance, je les regarde et je me gausse.


jeudi, novembre 25, 2004

Allez, on joue au jeu des questions réponses, comme quand on était jeunes…
Je copie Bertouille, mais en abrégé, pour citer mes sources. L’ado qui sommeille en moi a répondu aux questions, je décline toute responsabilité.

~~ Si j'étais... ~~

Une personne célèbre ? une femme je crois… Sofia Coppola, Melissa Auf der Maur, Catherine Ringer…
Un métier ? c’est une idée… mais pas d’idée justement…
Une phobie ? être enterrée vivante
Un défaut ? sensiblerie
Une qualité ? non
Un lieu ? Londres
Un objet utile ? un guide de Londres
Un dessous féminin ? sans de préférence
Une partie du corps humain ? la main
Un élément ? L'air
Un film ? Tout sur ma mère
Une couleur ? rose

~~ Est-ce que tu... ~~

Tu fumes? non
Te drogues ?
Bois ? oui
Es amoureuse ? oui
As déjà aimé pour vrai ? certes oui
Es-tu influençable ? trop
As besoin de conseil ? jamais
As des amis ? ...
Prends ou as pris des antidépresseurs ? oui

~~ Qu'y a-t-il... ~~

Sous ton lit ? une cuillère sale, un chat, de la poussière
Dans ta tête ? un sujet de devoir à rendre mardi
Sur ton bureau ? tout ce qui doit y être
Dans ton sac ? trop de livres que je n’ai pas encore lus. Et sur : un badge wonder woman
Dans tes rêves ? des cauchemars
Dans tes fantasmes ? des femmes tiens donc
Dans tes cauchemars ? chut…

~~ Si tu devais changer quelque chose... ~~

De ton physique ? mes yeux myopes
De ton caractère ? ma sensiblerie
De ton attitude ? l’incertitude
De ta vie ? des trucs du passé, mes toc, mes angoisses, mes idées obsessionnelles… trop de choses en fait…
De ta chambre ? le papier peint

~~ Qu'est-ce qui te fait... ~~

Mouiller ? Julie Depardieu en couverture de Ohla...
Sourire ? Didier Super
Pleurer ? je ne pleure plus jamais
Te lever le matin ? les cours
Te coucher le soir ? l’épuisement
Vivre ? Dieu ? mon instinct de survie ?


mercredi, novembre 24, 2004

Melle M. 

Je l’avais repérée, je savais qu’elle passait aujourd’hui à l’oral pour son explication de texte. Je sais même son nom, alors que je n’ai pas échangé un mot avec elle, tout simplement parce qu’il m’a fait glousser (dans ma tête, je suis idiote mais j’ai le sens de la dignité). Je ne le dévoilerai pas ici par égard pour la demoiselle.
Je l’avais donc repérée. Depuis le début de l’année, elle arrive, ne parle à personne (je ne peux l’en blâmer) et se met invariablement au tout premier rang. Elle porte des vêtements austères, noirs, gris ou marron, et a une étrange coiffure, sévère, cheveux tirés.
Je me disais donc, pleine de préjugés que je suis, que cette jeune femme devait venir de prépa (désolée mais j’ai une aversion pour cette orientation. Les mauvaises langues diront que c’est parce que je n’ai même pas pu y postuler, compte tenu de mes notes catastrophiques de terminale, mais c’est une autre histoire et j’ai eu mon bac du premier coup, coup de chance et en fin de compte c’est tout ce qui compte, n’est ce pas ?). Ce jugement était uniquement physique et je pensais donc, mon complexe d’infériorité face à cette caste aidant, qu’elle devait être brillante.
Malheur. Mlle M. fut sujette au trac. Tellement intimidée face à nous que j’en fus attendrie. Même les cœurs les plus endurcis, les plus cyniques et les plus misanthropes ont leur point faible. J’ai eu envie d’aller la décoiffer, et de lui murmurer à l’oreille que nous n’étions que quarante élèves et non pas des monstres, et que c’était son moment à elle, où quarante oreilles étaient pendues à ses lèvres.
Je n’en ai rien fait, toujours cette histoire de dignité…
Elle ne s’en est finalement pas si mal sortie, si on oublie le fait que l’écouter hésiter, s’arrêter, chercher ses mots fut une torture auditive et cérébrale.

Note pour plus tard : trouver un truc pour arriver détendue à mon explication…


mardi, novembre 23, 2004

En plus du plaisir de voir un film magique, Eternal sunshine of the spotless mind, le nouveau programme de mon cinéma préféré est arrivé. Double ravissement donc.
Feuilleter la gazette, repérer les films intéressants, euh rectification, qui m’intéressent… lire les résumés, alors ça j’adore. Même si je ne suis pas fan des critiques de l’Utopia, ni du papier qui laisse du noir sur les doigts. Soit dit en passant.
Se poser des cas de conscience, parce que c’est quand même très important.
Il faut savoir que je suis d’un naturel sensible et que j’essaie, autant que faire se peut, de me préserver de la violence, souvent psychologique, dans les films ou à la télé. Je ne regarde jamais Julie Lescaut parce que ça me fait peur par exemple… C’est la bien triste vérité… mais j'assume à mort.
Donc, aller voir ou ne pas aller voir Tarnation ? Parce que les critiques sont très bonnes certes, mais la bande annonce un poil choc à mes yeux… Et puis d’abord je ne sais pas le prononcer, je me sentirai donc parfaitement timorée lors de l’achat de ma place…


lundi, novembre 22, 2004

Le pacs, quelle horreur 

Non pas idéologiquement, je trouve qu’il est bien utile parfois. Je prends des précautions, étant donné le nombre de gens pascés ou envisageant de le faire dans un futur assez proche.
Mais au secours, quand j’entends pacs, je visualise automatiquement une paire de baskets et un survêtement. Ne me demandez pas pourquoi. Sûrement parce que ça représente le comble du beauf, de l’engagement sans glamour pour payer moins d’impôts et tout le tralala.
Officialiser les choses… beurk…
Non en fait le mot juste, c’est triste. Je trouve ça triste.
Oui je sais, je suis percluse de clichés sans nom, je ne devrais pas voir des gays endimanchés se donnant une bague en guise d’alliance parce que le mariage est leur ultime but, le repas à la salle des fêtes…

Allez y, fouettez moi pour ce que je viens de dire, j’adore ça.
De toute façon je suis de mauvaise humeur, j’ai mes règles moi aussi. POC, oh comme je te comprends !


dimanche, novembre 21, 2004

*clink* J’ouvre un œil ce matin.
*clink* Idée subite
Et si je mourrais avant de lire le dernier tome d’Harry Potter ? Ca serait pas de bol, franchement… mais comment être sûre que ça n’arrivera pas ?

*clink* Autre idée aussi subite que la première
Et si JK Rowling mourrait avant d’écrire la fin hein ? Ca serait encore pire ! J’espère qu’elle a un bon garde du corps, une alimentation saine, un hôpital près de chez elle et qu’elle vit dans du coton.


samedi, novembre 20, 2004

Innovation 

Hier, dans les rayons de Auchan, j’ai pris une très grave et importante décision. J’ai changé de marque de shampoing.
Parce que malgré les quatre modèles différents (qui ne m’appartiennent pas tous, je le jure) qui attendent sagement sur le rebord de la baignoire, aucun ne me lave plus correctement les cheveux. Sont sales en vingt quatre heures. Je sais, c’est pas glamour.
Mais attention, il faut savoir que le choix d’un shampoing n’est pas anodin. Il faut que la bouteille soit esthétique, qu’il se rince bien, qu’il sente bon, et qu’il soit efficace. J’exclus donc définitivement les shampoings sans marque, les ultra doux, les panthènes etc…
J’ai ainsi porté mon choix sur une nouvelle recette, où c’est qu’il y en a moins dans le flacon et que c’est plus cher. Le shampoing orange qui se rince mal de Jean Louis David. Si si vous savez dans la pub, la fille ouvre le tube et c’est un homme qui vient lui faire son shampoing. Ridicule, moi j’ai du masser toute seule ; et à choisir, j’aurais préféré que ce soit une femme qui apparaisse dans mon bain.
J’ai succombé au marketing… la couleur, la nouveauté… Je sais, c’est con.
Résultat des courses, il sent bon, se rince mal. Je vous dirai demain s’il a résolu mon problème de lavage.


vendredi, novembre 19, 2004

J'ai froid 

Et c'est comme ça.

Il fait froid, alors je dépense une énergie terrible à me chauffer moi-même. Mais sans jamais y arriver. En effet, ma chaudière interne a une bien faible capacité. Tous les hivers c’est la même chose : j’ai froid du matin en me levant jusqu’au soir, après deux heures à grelotter sous la couette, la couverture et le duvet. J’exclue les moments de grâce : vingt minutes dans le métro, dans trois pulls, un manteau et une écharpe jusqu’au nez, deux paires de chaussettes et des collants. Mais je n’en suis pas encore à ce niveau d’auto habillement, le tout étant de ne pas trop se couvrir dès le mois de novembre, sinon bonjour la suite. Cf le post sur le manteau.
Je dois avoir une déperdition incroyable de chaleur. Je pense que la seule solution reste le latex.


jeudi, novembre 18, 2004

Le complexe de la fille qui  

n’avait jamais entendu parlé de contre rejet
écoute ses camarades passer sur leur explication de texte et qui se liquéfie en pensant qu’elle va expliquer un extrait de Proust
a deux dissertations à rendre et qui n’a pas fini de lire les oeuvres au programme
a un partiel de linguistique mais qui n’a pas bien saisi la nature intéressante de cette matière
a des doutes sur la réussite de cette année
se met elle-même la pression pour réussir
n’a aucune idée de ce qu’elle fera par la suite

Mais je ne parle pas de moi, hein.


mercredi, novembre 17, 2004

Halte 

Bon je sais, c’est vraiment le marronnier de la saison. Mais comme vous ne m’avez pas supportée toutes ces années à pester contre les jouets de noël sexistes, vous allez y avoir droit, en vitesse et en résumé.

Non mais franchement, ces espèces de poupées qui parlent et qui font pipi, c’est sensé faire envie aux petites filles ? Elles vont déjà se taper leurs marmots quand elles auront l’âge, alors laissons les tranquille pour l’instant…

Et je ne vous parle pas de ma petite cousine, qui soit disant adore faire le ménage pour faire « comme sa maman » et a eu en cadeau un aspirateur miniature. Au secours.
Moi quand j’étais petite, j’avais une mini table à repasser et un petit fer pour aller avec. Résultat, je ne touche plus jamais ce genre d’instrument diabolique maintenant que je suis grande.
Et quand j’ose dire que c’est vraiment incroyable que la petite joue avec son aspirateur, qu’on pourrait lui offrir autre chose, l’éveiller, on me regarde comme une bête curieuse. Et pourtant je ne vis pas dans une famille fermée d’esprit.
Je suppose qu’on va lui offrir cette année la cuisinière avec les jolies casseroles, la panoplie de la parfaite infirmière et le bébé qui chiale. Comme ça, ce sera moins facile pour elle de sortir de ces préjugés et peut-être deviendra-t-elle une gentille femme modèle.

Et je vous passe la même maman ne veut pas offrir de jouets qui « font fille » au grand frère…

Quoi, à notre époque le féminisme n’est plus nécessaire ?


mardi, novembre 16, 2004

Je ne compte plus en francs, ni en euros, ni en dollars, mais en place de cinéma.
[ndlr] : le cours de la place de cinéma est actuellement de 3 euros.

Ce qui me fait dire que :

Quand je suis allée rendre un livre à 1.90 euros à la FNAC parce que je m’étais trompée comme une belle andouille entre l’évangile selon Saint Jean et un Saint jean espagnol qui faisait de la poésie. Donc quand j’ai eu fini le parcours du combattant pour avoir mon remboursement et non pas un bon d’achat car « ce n’est pas la même chose, mais alors pas du tout » comme me l’a répété la plus que charmante vendeuse, je me suis dit, super j’ai récupéré plus de la moitié d’une place de cinéma. C’est vachement plus valorisant que 1.90 euros. Qui font un peu rapia eux.
Mais je n’allais pas garder ce livre sans intérêt chez moi, sachant le nombre de bouquins que je me trimballe déjà !

Quand on a oublié, enfin quand la caissière, avec son système de tapis roulant merdique où c’est qu’elle empaquette elle-même les courses n’importe comment, a oublié de nous donner la dernière poche.
[ndlr] : sac plastique pour les non sudistes.
Donc, deux morceaux de fromages et du savon : 7 euros. Donc, deux places de cinéma et le tiers d’une troisième.

C’est pas rien.


lundi, novembre 15, 2004

9h : Le réveil sonne. Je l’ignore, ce n’est pas le mien… Les bruits au fin fond de l’appartement ne me dérangent pas, je me rendors.
10h : Le réveil sonne. C’est le mien. Il me tire de mauvais rêves, j’aurais mieux fait de ne pas me rendormir.
10h30 : Petit déjeuner au lit. Le thé n’y fait rien, je n’émerge pas.
11h : Je sors du lit pour prendre une vitamine C.
11h03 : De retour au lit. Je larve devant TF1, je sais c’est moche.
12h : Direction la salle de bain. Je m’enferme pendant une demi-heure, devant le petit chauffage soufflant histoire de me réchauffer, avant de penser qu’une douche serait plus efficace.
12h30 : J’ai faim, je fais des légumes, c’est bon pour la santé.
13h : J’ai une lubie en lisant un blog , je veux un rat. Ouais mais le chat n’en ferait qu’une bouchée…
13h30 à … : Je navigue entre l’ordi et le lit, je me fais de la compote de pommes pour mettre sur mes biscottes au muesli le matin. Car une bonne alimentation est la clé de la vitalité… faut voir…
17h57 : J’ai faim, je suppose que je vais manger dès que l’heure sera raisonnable et que je passerai la soirée au lit…

Finalement, je me demande pourquoi je m’obstine à vouloir dormir la nuit, en prenant des trucs pour m’y aider qui plus est. Je dors mal, je suis angoissée, je n’aime pas le noir, j’ai peur. Pourquoi devrais-je subir ça ? Reste à changer de rythme, convaincre celle qui vit avec moi que je ne la dérangerai pas, garder les yeux ouverts en cours ou décider la fac à faire des cours nocturnes. C’est jouable je crois…


dimanche, novembre 14, 2004

Grande souscription 

L’aquarium de Pandore vient de se doter de onze nouveaux poissons. Cinq néons, deux guppy males et quatre femelles.
Les lecteurs sont donc mis à contribution pour trouver un nom aux nouveaux compagnons de Miranda. Ne soyez pas chiens, laissez un comment !


Prise de tête 

« En dehors de son objet propre, une étude sociologique de la forme romanesque pourrait constituer une contribution non négligeable à l’étude des structures psychiques de certains groupes sociaux et notamment des couches moyennes. » Expliquez et discutez cette conclusion de Lucien Goldmann aux romans de votre programme.

A rendre pour le 23 novembre.
Euh… pffff… groumpfff…


vendredi, novembre 12, 2004

Ma liste à moi que j’ai pour noël : 

Un lecteur mp3
Le petit robert 2 des noms propres
Le DVD d’Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban
Le DVD de The Hours
Un chaton
Un ordinateur portable
Une webcam
The White Stripes, Elephant
Blonde Redhead : Mélodie Citronique et Melody Of Certain Damaged Lemons et In An et Expression of the Inexpressible et Fake Can Be Just As Good et aussi La Mia Vita Violenta et s/t
Le best of de Placebo
Florent Marchet, Gargilesse
Un renouvellement de mon abonnement à Télérama
Un imperméable
Une paire de bottes
Des breloques
Une jupe
Un pyjama
Des sous-vêtements
Une grande boîte de chocolats
Tout plein de carnets et de crayons
Des polars qui se passent en Angleterre : Ceux d’Anne Perry, Patricia Wentworth…
Une lampe de bureau
Un week-end à Londres
Un voyage au Japon

Je ne peux pas rivaliser Alinet, ma liste est moins impressionnante que la tienne, je ne sais pas ce que j’ai, je dois être malade…
Je précise aussi que cette liste est non exhaustive, donc si vous voulez m’offrir autre chose, je prends aussi.


jeudi, novembre 11, 2004

Tout est prétexte à parler de moi 

Je vis hors du temps. Je déteste regarder les infos, je ne lis pas le journal en ce moment, je conspue les journaux gratuits. A peine je tombe sur les infos à la radio.
C’est quoi cette histoire de Côte d’Ivoire ?
Heureusement, mon entourage est bien informé, je n’ai qu’à poser la question.
Une fois, dans ma jeunesse, j’ai eu un correspondant ivoirien. Je ne me sens pas concernée pour autant, rassurez vous, c’est juste un prétexte pour vous parler de lui.
Une grande idée, ma foi, de ma meilleure amie de l’époque qui avait des correspondants aux quatre coins du monde (et qui croyait qu’elle avait un cd où Jean Reno racontait des blagues… elle mérite un post tout à elle) et qui voulait m’en faire profiter.
Donc, moyennant une petite somme d’argent, j’étais pourvue d’une « corres » en Australie, à la Réunion et un ivoirien. Je vois passe la bonne blague, très drôle qui m’a valu d’être exclue de cours d’histoire en première.
Les autres correspondances ayant avorté après un ou deux échanges, par ma faute aussi, je suis loin d’être assidue, j’ai gardé Pierre. Ses lettres me mettaient en joie, il me donnait du ‘chère Pandore’ à chaque phrase. La correspondance s’est durcie quand il m’a demandé de lui acheter un appareil photo. En effet, nous étions réputés comme riches, nous les français. Mais, ne possédant pas moi même d’appareil, je me suis vue dans l’obligation de lui refuser ce cadeau.
Il ne devait pas bien lire le français, et a continué à me réclamer l’objet de ses rêves, par email par la suite quand nous nous sommes équipés tous les deux…
Dire que j’avais un correspondant encore à l’âge de 18 ans (euh pour ne pas dire 19ans…), car je me rappelle très bien avoir partagé ses mails avec ma copine. Quelle image exécrable je donne de moi. Incapable de stopper une liaison épistolaire stérile et sans intérêt –mis à part le fait de recevoir du courrier… c’est bien triste d’en arriver là- et de s’autocensurer dans ses posts.


mercredi, novembre 10, 2004

Ca y est, l’heure est venue des publicités pour les jouets de noël et les chocolats. J’adore cette période de l’année ! Après ça vient le sapin à décorer et les images à coller sur les vitres… Les vitres à laver évidemment… Ah la magie de Noël… Et après après ça, il faut se coltiner la famille le 24 si on veut avoir des cadeaux… Et la dinde et le foie gras et la bûche, tous ces trucs gras et écoeurants… Et le 25 rentrer dans un appartement froid, ranger les décorations et préparer ses bonnes résolutions.
Qui a dit que c’était la meilleure période de l’année ?


mardi, novembre 09, 2004

Après deux ans (je ne compte pas les déchets) d’études de la littérature, je me trouve toujours dans la position de l’élève perplexe à chaque fois que ma prof d’écriture de l’histoire au XIX cite un texte. Suis-je donc si illettrée ? Et bien non, enfin oui, mais pas cette fois. Aujourd’hui, non seulement je connaissais le poème d’Hugo cité, mais en plus, je l’avais lu. De là à m’en rappeler, il ne fallait pas pousser… et pourtant si.
Bon, je ne connaissais pas les tenants et les aboutissants du vers hugolien, et de la révolution romantique par extension, mais j’ai fait semblant de rien.

« Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. » »
Victor Hugo, La Légende des siècles.


Hier soir à mon pot de départ, trois semaines après le départ en question :

Un petit bout de deux ans qui a tout balayé sur son passage et a fait mieux qu’un cours de contraception parmi l’assistance. Ouh la mauvaise langue, d’abord ce n’était pas expressément de sa faute s’il a entrepris de piler les chips sur le tapis, de faire les vitres directement avec ses mains poisseuses, de tremper la boulette de shit dans le rhum orange. Il est tonique c’est tout.
Un poster de fort mauvais goût représentant un singe en train de faire le ménage. Message subliminal ? On paie pour avoir ça ?
Le sosie d’Emma Daumas roulant des joints de taille impressionnante. Ummm Emma, tu es sure de vouloir rester avec ce gros mec qui te sert de copain ? Tu sais tu as une autre option…

Oserai-je dire qu’ils vont me…manquer… et que je… remettrais bien ça…une autre fois…

Depuis deux semaines dans ce nouvel appartement, j’ai vu plus de personnes qu’en six mois avant ça…
Je retrouve une deuxième jeunesse, même si j’ai cru bon de m’affaler devant le téléfilm de la six pour faire la sieste, avant de remettre ça ce soir en petit comité. Je n’ai pas de santé.


lundi, novembre 08, 2004

Il commence à faire froid. Mais fait-il assez froid pour mettre mon nouveau manteau d’hiver ? A partir de quels degrés il est recommandé de se vêtir plus chaudement ?
Parce que si je le mets alors qu’il ne fait pas assez froid, comment je ferai quand viendront réellement les frimas. Parce que je suis frileuse moi.
En même temps, j’ai voulu attendre, résultat, j’ai attrapé la crève hier.
Bon, alors 14° c’est trop tôt ou pas ?
Je pense avoir trouvé la solution : je mets le manteau avec quelque chose de léger en dessous. Et quand il se mettra à geler, je mettrai plein de pulls. Pfff me voilà rassurée.


dimanche, novembre 07, 2004

Tu me manques mais tu n’existes pas. Tu n’as jamais été telle que je t’ai imaginée, que je t’ai construite. Mais tu me manques pourtant.
Et c’est encore plus dur.


samedi, novembre 06, 2004

mission accomplie 






J’ai besoin d’un petit sac. Je n’en trouve pas, bien évidemment. Comme toujours quand j’ai une idée précise en tête. De mes blanches mains je vais en créer un. Je pars donc en expédition à la Droguerie. Un samedi à 14h. Autant dire que c’est du suicide. Je prends ma bouteille d’eau, mes chaussures confortables, de la musique dans mes oreilles et une grande dose de patience. Si vous ne me voyez pas revenir dans 2h, appelez les secours et venez me chercher. J’ai déjà échoué deux fois dans ma mission, en reculant devant l’énormité de la queue de femmes excitées par tant de jolies choses. Cette fois, je tiendrai bien et ramènerai mon butin.


vendredi, novembre 05, 2004

Décidemment je ne suis pas plus douée avec les bibliothèques qu’avec les pseudo bibliothécaires. C’est comme ça que ça se passe quand on y met pas les pied avant la licence.
Je décide donc ce matin, après la petite, de m’attaquer à la grande bibliothèque de la fac. Je sais où elle se trouve, c’est déjà un bon point. Quelle est belle ! Une fois dedans, je vois que le rayon littérature est au 4eme étage. Très bien, je suppose donc que les escaliers sont au fond, je m’avance et me retrouve aux toilettes. Ok, pas contrariante, j’y rentre et fais ce que j’ai à faire.
5 min plus tard, je trouve les escaliers et par conséquent le 4eme étage. Aile sud.
Je suis donc au milieu des livres, il y en a beaucoup, c’est sympa, c’est grand, c’est calme.
Mais évidemment, ici non plus les livres ne sont pas rangés dans l’ordre alphabétique. Le seul que je connaisse, ou du moins je le récite dans ma tête. Je parcours donc les allées, essayant de trouver quel type de rangement ils ont bien pu adopter. Égarée, j’ai soudain un éclair de génie. Les ordinateurs. J’en trouve un, je tape le titre du bouquin que je cherche et miracle, il est classé en 800.353 SEL. Victoire, je me précipite, je cherche l’allée, mais désillusion, je ne le trouve pas. Il n’y a que des livres 800.3. Après un moment de doute, mais c’est quoi ce classement débile, je retourne voir sur l’ordi si je n’avais pas mal recopié le numéro de la cote. Devinez la suite…
Il me reste à trouver où se fait le prêt et le retour des livres. C’est quand même super angoissant tout ça.

Je sais ce que vous pensez. Mais non, si je vous raconte ça, ce n’est pas pour m’humilier…


Hier à la petite bibliothèque : 

- Bonjour, je voudrais le dossier du 18MOD pour le cours de Mme Machin.
- Désolée, il vient juste d’être pris.
- On se connaît non ?
- Oui, en effet…
- Je t’ai vue dans le métro et je ne t’ai pas tout de suite reconnue. On était dans la même classe, ou quelque chose comme ça non ?
- Umm ummm…Oui, je crois…

Bon, ou j’ai vraiment pas la technique, ou elle était trop hétéro pour être sensible à mon charme. Quel nulle.

Aujourd’hui :
Elle me salue la première avec un grand sourire.

Ahhhhhhhhh.

Je me sens tout à fait Joe Potter quand je révise à la BU. Sauf que moi ma fac elle est moche, il n’y a pas ces superbes bureaux en bois, ces murs de livres, ces lampes et ces profs sympas. Dans mon cas, il y a des ouvriers qui passent et repassent en parler très fort et en riant grossièrement. Qui scient du métal aussi. Mais heureusement, ils ne sont pas dérangés par les étudiants qui travaillent. C’est déjà ça.
Ah les facs américaines… Tiens, pour continuer dans les séries, j’ai fait ma première rentrée universitaire en même temps que Buffy.


jeudi, novembre 04, 2004

J’ai appris que notre cours de littérature comparée sur le fait religieux était directement lié à l’illustre personnage qu’est Régis Debray . J’ai appris par la même occasion qui était Régis Debray. Il ne le dit pas sur son site, mais il a fait campagne avec le Che. Je suis restée sceptique un moment sur le fait que nous étions une groupe novateur avec pour mission, nous futurs profs (??!), de faire entrer l’enseignement de l’histoire de la religion à nos futurs élèves ( ??!). Je fais synthétique, je n’ai pas encore eu de véritable de cours. J'espère que je ne dis pas de connerie. Je préfère l’idée que nous allons cette année nous ouvrir à la religion, en tant qu’athées (ouf) et en tant que comparatistes. Ma femme, toujours ambitieuse, me dit de me placer avec le prof, qui (entre parenthèses) a écrit pas mal de trucs, et ça m’impressionne, et qui fait parti de l’Institut Européen en Sciences des Religions fondé par l’homme sus cité, pour une éventuelle maîtrise…
Je vais d’abord lire les deux premiers épisodes de l’ancien testament et l’évangile selon St Luc avant de me prononcer…


Sensation d’avant 

Tiens, c’est marrant, comme quand j’étais en terminale j’écoute la radio dans la salle de bain.
Tiens, comme avant, les profs voient quand nous sommes absents et nous somment de venir à TOUS les cours. Pas d’excuses qui tiennent du genre : j’avais rendez-vous pour l’inscription administrative, j’étais à un enterrement, je devais me faire avorter. Ok non je pousse, ça on peut le faire en dehors des cours. Moi ça m’est égal, j’étais là tout le temps.
Tiens, comme du temps du lycée, j’ai séché un cours et j’ai mauvaise conscience. Maman, c’est pas de ma faute, j’avais pas envie d’y aller.
Tiens, comme quand j’habitais chez mes parents, maintenant je remange sur une table. Et je mange de la glace au chocolat (pas fondue) en dessert.

Et les bacs vides servent de tupperwares… C’est la grande classe. On peut y mettre les trois grains de riz qui restent du repas du soir, parce qu’on est vraiment très près de ses sous. Le riz pas cher qu’on a acheté chez Auchan, le magasin où vous pourrez croiser la fille qui s’extasie sans arrêt sur les prix si bas. C’est moi.

Une nuit je me suis réveillée et j’ai constaté que ma petite sœur avait 15 ans. 15 ans… Franchement 15 ans, c’est pas rien… Et moi j’étais déjà grande quand elle est née…


mercredi, novembre 03, 2004

Dès potron-minet, en sortant de chez moi pour aller m’instruire, l’esprit déjà alerte malgré le froid, le décalage horaire de l’heure d’hiver et l’heure matinale, guillerette à l’idée du cours de linguistique qui m’attendait dans une fac délabrée, je croisai mon voisin. Enfin. Celui qui vit avec la jolie voisine donc. Celle qui a décoré sa porte avec des cartes colorées de Pop Art.
Ils sont en colocation ? En couple ? Je ne sais, mais il paraît que ça existe entre un homme et une femme.
Il entreprend donc de me faire un brin de conversation, tout d’orange vêtu, avec sa tête qui fait un peu peur. Mais ce qui reste le plus effrayant, c’est qu’il me parle. Alors, je pars travailler ? Non je vais à la fac. Comme lui… sauf que lui il a l’air d’avoir 30 ans…Voilà ce qui m’attend diront les mauvaises langues.

Chiotte, entre Françoise la vieille dame qui guette derrière sa fenêtre les faits et gestes de ses voisins, le fumeur de shit, celui-là et le vieux monsieur du 6ème qui va à Auchan deux fois par jour… Où a-t-on vu qu’on se parlait entre voisins ? Ca va pas bien ?


Quand on parle de Pandore en cours, je pense tout de suite qu’il y a forcément un rapport avec moi. Certes, je cultive le côté blonde (cf la side bar), car en effet, sous mes cheveux rougeâtres se cachent une chevelure de la couleur des blés prêts à être moissonnés. Enfin presque, disons châtains clairs pour être totalement précise. Ce qui dans ce cas est absolument capital.
Bref, j’ai donc appris que Pandore était la « jumelle maléfique » d’Eve. Comme quoi Sunset Beach a des références culturelles. Et comme quoi ils n’ont rien inventé. Cruelle déception.


mardi, novembre 02, 2004

« Elle est
D, délirante
Elle est
I, incroyable
Elle est
S, superficielle
Elle est
C, cinglée, cinglée
Elle est
O, oh… oh oh »


Triptyque 




lundi, novembre 01, 2004

En ce moment... 

...sur ma table de nuit

La vie de Napoléon par Chateaubriand.
Dormir au soleil de Bioy Casares.
Lumière d'août de Faulkner.

Comme vous le voyez, votre Pandore a bien changé. Elle est studieuse, elle n'a pas encore seché un seul cours, elle est attentive malgré ses problèmes de vue quand elle se met au fond de la classe.
A peine a-t-elle trouvé une camarade avec qui médire sur les deux filles niaises du premier rang et sur le non-interêt du cours...


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