lundi, janvier 31, 2005

La nuit, la salle de bain et moi 

Un titre énigmatique pour un post énigmatique…

Ça fait deux nuits que je rêve de la salle de bain de ma grand-mère et je commence à être sérieusement inquiète de cette obsession.
La première nuit, j’ai rêvé que je devais me laver les cheveux avec Ultra Doux à la camomille (me demandez pas pourquoi, je sais que ça lave pas). Et il y avait des quantités de marques de shampoing dans la salle de bain de mamie, mais aucun qui fasse l’affaire. J’avais résolu, dans le désarroi où j’étais, que n’importe quel shampoing à la camomille m’irait. Mais non, visiblement mamie ne se souciait pas de devenir blonde en lavant sa tignasse.
Après avoir non résolu ce problème de shampoing, je me mettais à me déshabiller, mais alors très lentement. Ça prenait au moins dix minutes. Et je m’en rendais compte et je me demandais : « Mais enfin ma pauvre Pandore, pourquoi ne vas-tu pas plus vite ? »

Ok, ça c’était donc pour la première nuit.
Pour la seconde, je décidai, en plein repas de Noël, toujours chez ma chère grand-mère, d’aller prendre une douche. Je trouvais les enfants, mes cousins donc, absolument insupportables, voire carrément méchants et il fallait en plus que je sois lavée pour je ne sais quelle raison sortie de mon cerveau dérangé. Il se trouvait que, d’abord, la porte fermait mal à clé, et si vous connaissiez ma famille, pour ainsi dire nombreuse, vous comprendriez le souci. Après ça, il me fallait sortir mes affaires d’un grand sac, mais là aussi, je mettais un temps fou. Alors mon oncle venait me dire de me dépêcher. Mon oncle, celui qui fait un si bon jambon dans la vraie vie, que j’en mange même pas beaucoup parce que je suis végétarienne, mais un peu quand même rapport à ma carence en fer que je me suis détectée moi-même mais rien à voir.

Bon, mais c’est quoi mon problème ?

Et puis cette nuit, j'ai aussi rêvé que je roulais un très gros joint, à la forme parfaite. Ce rêve là n'est pas compliqué à expliquer. Moi qui suis incapable d'en faire un correct - même si je m'entraîne depuis des années -, c'est un fantasme que j'ai réalisé la nuit dernière. Chacun son Everest...


dimanche, janvier 30, 2005

Ca arrive... 

Quand je rentre de chez mes parents, je peux me livrer à mon sport favori : la congélation. En tout genre et de toutes sortes d’aliments.
C’est pas nouveau, ma mère doit croire que je ne mange pas, qu’à Toulouse, il n’y a pas de grande surface où s’approvisionner. Toujours est-il qu’elle racle toujours les restes du frigo pour que je les ramène chez moi.
Le pain par exemple, elle ne comprend pas que je n’en achète pas. Moi, les tartines, et tout ça, c’est pas mon truc. Mais ce n’est pas une raison, elle m’achète toujours du pain quand je viens. Alors, je peux ensuite une fois rentrée chez moi, me mettre à congeler. Mais pour ce produit, il ne faut pas procéder n’importe comment. Parce que même si je n’en mange pas souvent, c’est pas une raison pour ne pas faire les choses bien. Il faut donc couper le pain, en morceaux équivalent et ne dépassant pas une certaine dose, pour que je décongèle pas trop de pain à la fois, pour ne pas gâcher. Mais bon, la congélation par tranches, c’est pas le top, la mie est toute dure une fois qu’on l’a passée au four. Je coupe donc, je scie, je calcule, j’empaquette, je range. Autant vous dire que si ça continue, je n’aurais plus que du pain dans mon congélo.
Sinon, j’ai eu aussi du saumon cette fois-ci, mais là c’est moins drôle, je n’ai eu qu’à ouvrir la porte et enfourner.

Parfois, quand je ne vais pas chez mes parents mais je veux congeler, lors d’une crise de la congélite aigue, je me débrouille avec les moyens du bord. Je vais moi-même acheter du pain ou bien je cherche les légumes en train de pourrir dans le bac à légumes et j’en fais de la ratatouille. Et comme ça, je peux la congeler, parce que la vue des légumes en décomposition me dégoûte un peu et que je n’ai pas envie d’en manger là tout de suite. Mais là où est l’astuce, c’est qu’après quelques temps au congélateur, j’oublie la vision peu ragoûtante et je peux déguster ma ratatouille avec délice.


samedi, janvier 29, 2005

Au grand jeu des requêtes Google, les gagnants sont : 

La personne qui cherche désespérément un schéma de bague en perle depuis plus d’un mois. Comme je suis pas chienne, et que j’aime bien rendre service, j’ai cherché un site pour contenter mon lecteur ou ma lectrice.

Et pour ceux qui cherchent ‘la voisine’, c’est pas ici mais à côté. En plus, elle est jolie comme un jour…


vendredi, janvier 28, 2005

Un rien m’amuse ? 

J’ai passé quinze minutes d’intense joie, voire de fou rire en lisant les logs de ses conversations sur Caramail… Si vous avez le même humour que moi et que vous broyez du noir, c’est par que ça se passe.


minute poétique 

De la salle de bain à la couette,
Elle se pelle.
Rien ne dépasse de la demoiselle,
Pas même de son corps une parcelle,
Il fait vraiment froid chez elle…


100% fiabilité 

Je tenais à préciser, pour montrer à quel point je suis fiable, que j’ai rappelé Martine pour lui dire de vive voix que je ne ferai pas la mission. J’avoue que l’idée de laisser courir m’a traversé l’esprit, mais que nenni. Bon, quand je dis « de vive voix », c’est un peu pas vrai, j’ai juste eu son répondeur. Et j’ai aussi poussé un gros ouf.
Comme quoi, je suis pas toujours lâche.


jeudi, janvier 27, 2005

Chouette, je viens de dépenser 44.50 € à la librairie de la fac. Mais je ne me fais pas de soucis, j’ai la super carte qui permet d’avoir 5% de remise en fonction de la somme que vous avez dépensé précédemment, au bout de six achats ? C’est obscur ? Pour moi aussi, ça doit être pour ça… De toute façon, je ne risque pas de faire les six achats, étant donné que si je ne rate pas mon année, je n’aurais plus de liste longue comme mon bras de bouquins impossible à me procurer ailleurs qu’à la fac.
Et en plus, le bouquin d’espagnol est en espagnol - jusque là normal - sur la page de gauche, mais traduit sur celle de droite. Alors ça c’est vraiment du grand n’importe quoi. Soit on est capable de lire un bouquin en langue originale, notre niveau devrait quand même largement nous le permettre, ou alors on ne peut pas, et on ne fait pas d’ « étude littéraire » d’une œuvre en espagnol.
Parce que la page de droite, elle attire de suite mes regards. Comme les sous-titres de mon dvd Tout sur ma mère, qui n’ont pas l’option ‘ne pas s’afficher’. Alors je mets des post it… Mais bon, lire avec une feuille blanche sur la page de droite, j’ai vu plus pratique !
Et à lui tout seul, le bouquin a coûté 12€. Il paraît en plus que c’est la même histoire que Parle avec elle, toujours Almodovar, film que j’ai abhorré. C’est trop de bonheur d’un coup là.


mercredi, janvier 26, 2005

Mon partiel 

Mon fichu partiel de linguistique est passé, pour ceux qui ne demandent pas.
Je me suis assise ce matin au dernier rang, parmi les autres étudiants qui n’avaient pas bûché et qui projetaient de sortir leurs cours. Moi, courageuse mais pas téméraire, je n’oserais pas tricher. Je dis même pas ça au cas où ma prof passe sur mon blog. J’étais partante pour les anti sèches au lycée, mais là à la fac, je suis trop impressionnée. J’ai donc fait de mon mieux, avec mes propres capacités et ce que mon petit cerveau avait pu retenir et comprendre.
Il s’est avéré pour mon malheur, très relatif, que j’étais assise derrière la-fille-qui-demande-toujours-ce-que-la-prof-a-dit. Elle est soit distraite, soit sourde, mais très belle, alors ça compense. J’ai donc passé trente minutes à chuchoter les traductions données par la prof en début d'heure et que j’avais pu noter. Pour une fille qui ne voulait pas tricher, nous avions quand même l’air suspect. Et quand elle a vraiment voulu que je l’aide pour savoir si le verbe à l’infinitif était dans la zone verbale ou post verbale, là j’ai pas eu de scrupules à lui dire que je ne pouvais pas l’aider. Et pour cause : je ne savais pas. Moi perso, je l’ai mis hors de la zone verbale…


Dilemme 

On va dire que je change tous les jours d’avis, et c’est tout à fait vrai. Lundi j’étais super contente d’avoir une proposition de boulot pour la semaine prochaine. Engranger de l’argent pour partir en week-end, payer ma facture EDF, ou assouvir ma passion pour les achats de cd divers et variés étaient une bonne perspective.
Maintenant, en y réfléchissant, je n’ai plus envie de refaire encore une fois ce boulot ingrat. Cette année, j’avais décidé de me consacrer à mes études, de me sentir fière et heureuse de ce que je fais. J’ai pas envie de me retrouver avec des connards au bout du fil, qui me prennent pour une sombre idiote, tout ça parce que je ne suis pas calée en logistique. Plus envie de me faire rabaisser à l’envie par des gens plus stupides que moi. Tous les autres peuvent continuer sinon.
Et puis, j’ai une pile de romans haute comme (euh là je sais pas, qu’est ce qui est vachement haut ?) la tour Eiffel que je dois lire pour le 7 février. Alors il serait bien que je m’y mette la semaine prochaine.
Et puis, j’ai envie de retourner au ciné aussi.

Alala pauvre petite fille entretenue qui se demande ce qu’elle va faire. Non, elle sait déjà, elle va refuser. Mais elle ne sait pas comment le dire à Martine. Après tout, ça fait deux fois qu’elle me propose du boulot et que je refuse. Je n’ose même pas l’appeler. Et quand son nom apparaîtra sur l’écran de mon portable, je ne sais même pas si je décrocherai. Ahhhhhhhhhhhhhh

De toute façon, il sera plus que temps de replonger dans un état d’esprit plus humble si je veux subvenir à mes besoins cet été… Mais cet été, c’est loin. Pour l’instant je suis encore étudiante et subventionnée…


mardi, janvier 25, 2005

Ca va mieux en le disant ? Vraiment ? 

Je récidive. Vous en avez marre de lire des posts où je conspue cette société sexiste et misogyne ? Moi aussi, mais j’arrêterai quand il n’aura plus lieu de râler, c'est-à-dire jamais.
Le truc le plus insidieux et vicieux de la télé, c’est quand même la pub qu’on se tape sans y prendre garde. Mais je veille. Pas plus tard qu’hier, je découvre une nouvelle pub. Elle existe en deux versions visiblement mais le slogan s’apparente à : « vous les femelles, faites manger de la bonne viande à vos mâles si vous voulez qu’ils changent en mieux. »
Est-il besoin de commenter ?

1. stéréotype du couple hétéro
2. la femme fait la cuisine, l’homme boit de la bière et aime le foot
3. on ne peut pas compter sur un homme pour bien se comporter
4. la femme est responsable de son mari

Je prends un exemple flagrant, mais celles qui nous montrent une maman accueillant ses enfants au sortir de l’école en leur donnant un bon goûter, une femme faisant la lessive, testant un nouveau fer à repasser, des femmes recyclant leurs emballages de médicaments se promenant dans la prairie avec un bébé parce qu’elles sont au foyer et qu’elles ont le temps de s’en occuper, un homme faire le ménage en trouvant que le nouveau produit nettoyant est facile d’utilisation… sont certainement pires.
Je suis fatiguée, si fatiguée de voir encore et toujours ces âneries que la plupart des téléspectateurs et téléspectatrices ne relèvent même pas…
En comptant une pub à la minute, dix minutes de pub à chaque coupure, et combien de coupures par jour ? Si c’est pas du lavage de cerveau ça. Comment voulez vous, mais comment voulez vous que le citoyen lambda, homme ou femme puisse ne serait-ce que remettre en question le modèle ancestral qu’il reproduit ?

Alors non, ce post n’est pas un post constructif, il ne décortique rien, ne démontre rien, c’est juste un gros ras le bol qui me tombe dessus et que je dois extérioriser.


lundi, janvier 24, 2005

Elle est revenue 

Wi, Martine m'a appelée aujourd'hui. Elle a du lire mon précédent post et se propose de m'occuper la semaine prochaine. Et la suivante, suivant mes disponibilités. Je peux même travailler de chez moi si je veux et elle me paiera ma facture de tél. Je sais pas pourquoi, je sens venir l'embrouille dans cette proposition de job à domicile... Même si c'est bien évidemment pour m'arranger moi - comment en douter, la connaissant.
Comment dire poliment wi, mais non merci, je préfère venir travailler dans un vrai bureau ?

Ah le hasard fait bien les choses tout de même...


Il neige ! 

Il neige, il neige, il neige ! C'est le seul phénomène météorologique qui me fasse supporter les basses températures... Alors désolée pour le partiel, mais je sèche, j'enfile un chapeau, des gants, et je vais jouer sous la neige !


dimanche, janvier 23, 2005

Petite annonce 

Cherche gentille lectrice qui voudrait accueillir une étudiante en vacances pour un week end entre le 19 et le 27 février 2005. Si possible habitant Paris, mais des villes sur la côte seraient aussi acceptées.

Cherche aussi truc sympa à faire entre le 28 janvier et le 7 février. Il semblerait que nous n’ayons pas cours, mais cette sorte d’arrêt de cours ne porte pas le nom de vacances. En effet, comme vous pouvez le constater, les étudiants sont overbookés. Mais juste pendant une semaine, celle des exams.

Joindre la vacancière par email. Merci d’avance.

PS : Je risque, si son emploi du temps lui permet, d’être accompagnée par ma greluche. Précisez dans le mail si vous êtes pour ou contre.


samedi, janvier 22, 2005

Au secoursssssssssssssssssss 

Il faut absolument que je révise la linguistique de l’ancien français, le partiel est mercredi et je joue tout sur une seule et unique note. Mais j’ai une flemme terrible. En plus, dire que ça ne m’intéresse pas serait une litote. Depuis deux jours, je me promets de m’y mettre le lendemain, ce qui offre un court répit à mes scrupules. Sauf que là c'est demain, et j’ai pas envie.
J’ai tout un tas d’autres trucs mieux à faire, plus intéressants que je ne veux pas remballer le temps d’un week-end, même si ma licence en dépend. J’ai soudain très envie de me prélasser devant la télé, la mauvaise foi je sais, d’écouter de la musique, de chatter, de finir le bouquin de Lodge, de plier mon linge, de cuisiner, d’aller courir…
Mardi soir, ce sera trop tard pour réviser ?
Serait-on revenu sept mois en arrière ? Ahhhhhhhhhhh au secours.


Au secourssss 

Fragments de discussions avec ma mouf :

Hier soir :
Elle : tu es une vieille pucelle.
(Elle est pourtant bien placée pour avoir testé et approuvé mon dépucelage.)
Moi : va te faire foutre, la pucelle n'est plus là pour personne.

Ce matin :
Elle : Elle n’a pas d’enfant, c’est pas sympa de lui faire remarquer. Elle doit être stérile et en souffrir.
Moi : !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ahhhhhhhhh au secours. En plus, ça la fait rire. Affligeant. Je la vire de mon lit ?


Au secours 

Elmerd est parti à l’abattoir et Henrieta vient de voir le jour. En bref, je suis passée au niveau 3 de Kochonland !
Que quelqu’un m’aide, je suis perdue. J’avais pas prévu le coup…


vendredi, janvier 21, 2005

J’ai des bouffées de méchanceté depuis quelques jours.
Hier soir, quelqu’un sonne à l’interphone, des gens qui veulent que j’ouvre la porte de l'immeuble car visiblement le bouton des voisins ne fonctionne pas. Je leur réponds donc poliment que « non je ne crois pas pouvoir, désolée et bonne soirée ».
Une bouffée délirante quoi, pourtant j’étais aussi zen que possible, je sortais du bain, j’étais déjà en week end.

Mais heureusement, la morale est sauve. J’ai crains toute la soirée que les personnes éconduites viennent frapper à ma porte, voir la défoncer pour me taper…


jeudi, janvier 20, 2005

je suis méchante, je sais 

Ce matin, notre prof arrive tout déboutonné en cours. Il s’est fait agresser dans le métro. Il veut nous raconter, il a l’air secoué. Toute ouie, je l’écoute, un peu horrifiée, nous faire son récit. Il était 10h30, imaginez le métro bondé et déversant son flot d’étudiants à l’arrêt de la fac. On a un peu de mal à comprendre comment ça a pu arriver. Le meilleur, enfin non, je ne dois pas dire ça, c’est pas correct, mais bon, c’est qu’il s’est fait agresser par des femmes à coups de sac à main. Le pourquoi du comment, je ne le connais pas. Il y avait beaucoup de monde, il aurait frôlé une femme « avec du henné sur les mains » et aurait soutenu son regard. A la sortie, elle et ses copines l’ont suivi, frappé, tiré sa chemise et volé son sac avec son déjeuner.
Loin de moi l’idée de minimiser ce qu’il a vécu. Ce n’est pas mon propos d’ailleurs. Simplement, quand je l’entends ensuite dériver, là je m’inquiète. La tirade sur la violence dans le métro, le fait qu’on est plus en sécurité, qu’il avait déjà eu plusieurs étudiantes qui s'y étaient faites violer en six ans qu’il exerce dans cette fac… Là je dis stop. D’abord, je trouve que ce discours est un peu trop à droite (pour moi, le centre est déjà trop à droite, je sais, mais franchement…) et que dire aux filles de « faire attention » dans le métro c’est un peu fort. On est censées faire quoi ? Se balader avec une bombe lacrymo, trembler chaque fois qu’on doit se déplacer, ne plus prendre le métro, ne plus venir en cours, accessoirement ne plus sortir de chez nous ?
Ah ils ont beau jeu les mecs de lancer ce genre de phrases. Il voulait bien faire ? Et bien c’est raté. Je trouve ça inadmissible d’aller en cours pour entendre ce genre de choses. Il ne se rend pas compte, évidemment, c’est un mec, il peut bien balancer le mot de viol, lui, il n’en comprend peut-être pas tout le sens.
La petite fille en moi a regardé craintivement autour d’elle en reprenant le métro mais heureusement la grande ne s’est pas laissée impressionner. Moi si je vais à la fac, c’est pour apprendre, me cultiver, mais certainement pas pour entendre un discours sécuritaire. C’est un comble !

Et puis finalement, que quelques femmes l’aient remis à sa place, ouais je sais, c’est mal, il prend peut-être pour un autre, quoique nous n’ayons eu que sa version des faits, et bien moi j’ai trouvé ça limite, je dis bien limite – notez les précautions oratoires que je prends, je marche sur des œufs – acceptable. Je me suis mordu la lèvre pour évitez de sourire… Le cocasse de la situation, tout ça…


mercredi, janvier 19, 2005

Ca tombe bien, j’avais rien à manger pour ce soir ! 

Aventures et variations sur les synonymes. Exercice de style.

Moi, je suis une fille à qui il arrive toujours des aventures. Incroyables. Bon, peut-être pas incroyables, mais qui m’occupent au moins.
Figurez-vous que pas plus tard que tout à l’heure, en cours, alors que je sortais mes petits outils pour bien travailler, j’ai trouvé dans mon sac un avocat. Le légume, bien sûr, un homme ne logerait pas dans mon havresac (j’adore les synonymes proposés pour Word, tout spécialement celui-ci qui me fait penser à Autant en emporte le vent, une réplique de Mélanie, anyway).
Evidemment, si j’explique comment il se trouvait là, c’est tout de suite moins drôle. Si tant est que cela l’ait été… Parce que donc, mon sac à dos, est à la fois mon sac de classe et mon sac de courses. J’ai donc trimballé ce pauvre avocat à la fac pendant deux jours. Est-il plus érudit pour autant ? En tout cas, il est tout mâché… Mâché, abîmé quoi, pas déjà mastiqué.


mardi, janvier 18, 2005

Encore une aventure à la FNAC 

Je vais à la FNAC chercher des livres pour le second semestre. Il n’y en a qu’un sur quatre, abîmé, et un qui ne se fait plus. On ne peut même pas le commander. Je prends le seul que je trouve, en me disant, tant pis s’il est abîmé, de toute façon je vais l’abîmer encore plus, et je file vers la queue. Tout près de la caissière, j’avais déjà mon billet à la main, je me dis (je me parle beaucoup) que je crois que j’ai déjà le titre en question… ou je crois… et comme le chemin pour ramener un livre à la FNAC et se le faire rembourser est long comme celui de croix, je décide de remonter le reposer. Notez que je ne suis pas une mal élevée qui pose ce qu’elle ne veut pas n’importe où. Je repasse donc devant la vendeuse que j’ai fait visiblement chier avec mes livres introuvables, je me fais toute petite, fais semblant de rien et repose l’exemplaire. J’avais déjà une réplique toute prête au cas où elle me verrait, et me ferait une réflexion et qu’elle me force à acheter le livre – ça s’est vu : Oui mais il est déchiré.

Et là, que me met sous le nez la personne qui m’accompagne : Affinités de Sarah Waters qui vient d’être traduit ! Ajouterais-je Enfin ! ?

Alors évidemment je m’esclaffe très fort une sorte de Wouaaaaaaaahouuuuuuuuuuuuu fort bruyant. La vendeuse, bien sur, me repère mais ne me force pas à acheter l’autre livre.
De toute façon, Sarah waters, c’est vachement mieux que Tristan l’Hermite.

Et j’en viens à la question cruciale : Pourquoi personne ne m’avait prévenue hein ??


lundi, janvier 17, 2005

Marketing 

Comme j’allais mieux, je suis allée faire des courses en compagnie de mon acolyte. Je me suis accordée une pause plaisir au rayon bio, envoyant chercher tout au fond du magasin ma compère du vin pour se torcher- euh fêter mon rétablissement. Alors wi, je sais, pour moi le rayon bio, c’est comme celui des bonbons pour les enfants. Mais pas parce que c’est bio, attention. Bio, ou pas, je m’en fiche comme de l’an quarante, je m’en bats les seins, je m’en tamponne les fesses. J’adore les emballages soignés qui font augmenter le prix exponentiellement. Dans mes préférences on compte : les crèmes au soja, le lait de soja à la vanille et au chocolat, le lait au riz noisettes et amandes, les petits biscuits. Mais là, j’ai fait un caprice pour… une soupe lyophilisée avec un amour de paquet. 1.60 euros pour deux personnes. Je ne sais pas encore si je vais la manger ou regarder le sachet béatement pendant quelques mois. De toute façon, elle va pas se périmer !


dimanche, janvier 16, 2005

En vrac : 

J’ai envie de manger du surimi.
A vue de main, je n’ai plus de température.
J’aime bien écouter le best of de Placebo mais je n’aime pas l’ouvrir et voir ce corps nu d’homme, même androgyne. Je détourne donc le regard et procède en aveugle pour mettre et retirer ce cd de sa boîte.
Je me suis longtemps demandé pourquoi j’avais des cheveux souples et non pas raides comme je l’aurais voulu. Maintenant je sais que j’ai les cheveux qu’il me faut.


J’ai trouvé pourquoi j’étais plusieurs dans ma tête. Je suis cancer ascendant capricorne. Il paraît que tout les oppose.
Non ce n’était pas, comme le supposait ma mouf, les signes avant coureurs de la schizophrénie. Même si j’ai atteint l’âge limite, même si quand j’étais petite, j’entendais des voix dans ma tête. Des chuchotements, des sifflements quand j’étais fatiguée… D’ailleurs, ça fait bien un an que ça ne m’est pas arrivé, alors hein.

Maintenant je sais que je suis bizarre, mais c’est de cause naturelle, c’est rassurant ?


samedi, janvier 15, 2005

Scène de la vie maritale 

Ma mouf : Tiens, si on allait à Walibi aujourd’hui, je m’ennuie toujours le week end.
Moi : Sympa pour moi… et puis c’est l’hiver et j’ai la crève.
Mouf : Pandore, t’es vraiment pas cool.

Pourquoi ai-je toujours l’air d’être la rabat joie des situations absurdes ?


Trop de cernes tue la cerne 

J’en ai marre de vous ma gueule tous les matins dans le miroir, toujours plus blafarde, toujours plus de cernes. C’est comme ça onze mois sur douze, en enlevant le mois ou je suis couverte de coups de soleil. Je ne sais plus quoi faire. Je ne me supporte plus. Et je tiens à conspuer celle qui au réveil m’a dit « Ah mais c’est ton style ».
C’est quoi la solution ? Je n’aime pas le maquillage… Il reste… l’autobronzant ?


vendredi, janvier 14, 2005

Vu chez  

Alinet et testé aussitôt.

Ma bonne résolution, provenant de ce site, sera de : Imaginer tendrement de s’oublier avec n’importe qui.

Pfff, tout un programme !


Télé marathon 

Afin de combattre mon rhume, enfin de larver dignement en attendant que ça passe, j’ai passé la journée d’hier devant la télé. N’est pas POC qui veut mais je vais tenter de vous résumer l’expérience. La leçon de cette histoire serait en gros : Si vous êtes malade, ne vous rajoutez pas en plus la douleur de regarder la télé. Dormez plutôt.

J’ai commencé tard avec Malcolm, le seul bon moment de mon marathon télé.
J’ai continué avec un merveilleux débat sur l’émission de canal + du midi. Le thème : La nouvelle chanson française. Le propos de conclusion fut qu’il n’y avait pas de ‘nouvelle chanson française’. Ok, pas divertissant, pas instructif et en plus il y avait ce Sanseverino que j’ai pris en grippe pour une raison X que je ne m’explique pas. Peut-être parce que j’ai envie de me vriller les tympans quand je l’entends chanter.
Ne me décourageant pas, mangeant devant le petit écran, j’ai ensuite zappé, sans télécommande, sur le téléfilm de la six. Une valeur sûre pour moi qui adore faire la sieste devant ce genre de programme. Encore une fois, je n’ai pas été déçue. Il s’agissait d’une mère divorcée qui se battait pour conserver la garde de son fils. Mais finalement, le petit allait vivre chez mon père car la maman travaillait pour subvenir à ses besoins (la dévergondée) et faisait garder son fils (la salope). La morale est sauve pour les femmes au foyer devant leur écran, à moins qu’elles ne préfèrent les feux de l’amour.
Pour continuer, et toujours sans télécommande, notez la vigueur qu’il m’a fallu pour changer de chaînes toutes les deux heures environ, je suis passé sur la une. Pour la série sur le système judiciaire des Etats-Unis. La meurtrière avait tué son gardien de prison parce qu’il la violait. L’avocate de la partie adverse avait une analyse fort convaincante : La meurtrière n’était pas une victime puisqu’elle avait fait quelque chose qui l’avait conduite dans la prison du violeur. Je fais court, c’était plus long mais j’ai gardé l’idée. Ah et puis sinon, les héros très positifs de cette série formidable sont pour la peine de mort. Parce que bon, des fois, il faut pas déconner.
Et après Monk, je l’adore lui aussi. Et puis les intrigues policières ne me font pas peur dans cette série. Je me demande juste combien de temps ils vont la diffuser à cet horaire là. Ca cadre mal avec ce qui vient avant.

Après ce lavage de cerveau, voulant que les femmes restent à la maison et si possible sage pour ne pas se faire violer et en plus on ne va pas compatir, et que nous écoutions Sanseverino parce qu’il est à la mode… Je sais, je caricature et puis il reste la famille exemplaire de Malcolm… J’allais mieux. Mais je ne crois pas à l’idée de cause à effet.
J’ai donc pu lâcher ma télécommande virtuelle pour aller me plonger dans un bain et lire le dernier Lodge (le premier pour moi) pendant que mes doigts de pieds palmaient.

La morale de cette histoire, les enfants, ce n’est pas seulement, comme je l’ai dit en préambule, que la télé est nocive, c’est qu’en plus, un livre c’est mieux. Et que je ressemble déjà à une vielle prof de français de soixante ans à la retraite. Les rides en moins. La culture en moins.


jeudi, janvier 13, 2005

Quand la vie est chiante, les posts le sont aussi. 

Vieux proverbe bulgare.

Ce soir, ma grand-mère m’a appelée. Ce qui veut dire qu’elle a enfin compris comment m’appeler. Et qu’elle a arrêté de mentir accessoirement en prétendant l’année dernière me laisser des messages sur mon portable. Message dont il n’y avait jamais trace. Arrêter de mentir doit donc être sa bonne résolution de 2005.
En vrac, elle a adoré ma carte de nouvel an, elle a un peu pleuré en la lisant (je sais ma prose est toujours émouvante), une bête a mangé ses poules et les as déterrées après que mon aïeule ait procédé à leur enterrement, elle m’a acheté les petits verres à liqueur que je voulais depuis longtemps, il a plu toute la journée chez elle, elle a mangé de la soupe et une tartine de pâté, mais il ne faudrait pas.

J’ai pas l’air comme ça, mais je suis quand même drôlement contente de ce coup de fil. Je suis ‘famille’ des fois. J’ai un cœur moi aussi. J’espère que ça va passer plus vite que mon rhume.

Sinon,

Du Dolirhume à 5.49€, y’a de l’abus
J’ai mes règles en même temps que la crève, je suis à cran
Le voisin n’a toujours pas ramené la farine…


mercredi, janvier 12, 2005

Talent lesbien 

Sinon, j’ai reçu ça dans un mail...
Suis-je un talent lesbien ? Lesbien certainement, talent…


Récit d’une journée merdique 

Cette nuit le Fervex m’a bouché le nez, j’ai mal dormi, j’ai eu mal à la gorge.
Ce matin, je me douche et m’essuie dans ma serviette. Et malgré mon manque d’odorat, j’ai bien senti sur ma peau cette odeur caractéristique de la serviette qui n’a pas séché depuis plusieurs jours. Bien sur, puisque je calcule pile le temps qu’il me fait pour me préparer avant de partir, je n’ai pas eu le temps de reprendre une douche.
J’ai passé cinq heures de cours à la suite, deux heures de linguistique et trois de partiel, à me retenir de me moucher trop souvent. Trop souvent = une fois toutes les deux secondes.
Je rentre, il ne reste qu’un Doliprane dans la boite.

En plus, hier le voisin est venu nous taxer de la farine, on lui a donné le pot et maintenant j’ai une envie irrépressible de cuisiner un truc nécessitant de la farine. Oui, je me mouche dans mes manches (seulement quand je n’ai pas de mouchoir, bien entendu) et en plus, je ne suis pas prêteuse.


mardi, janvier 11, 2005

Je suis enrhumée et en pleine période d’examen… 

Cet état de fait me rappelle étrangement d’autres moments, étant obligée de rester en cours et malade…

En cours de poésie et politique, en première année par exemple, quand j’avais la crève et pas de mouchoir, ni de proche voisin. J’ai donc passé les deux heures en essayant mon nez sur mon pull… Allez ça va, tout le monde a déjà fait ça… Vous n’osez pas le dire, c’est tout…

Une autre fois, toujours dans le même cours, faut croire que c’était l’heure maudite, après une soirée trop arrosée, je me lève pour aller assister au dernier cours de linguistique avant le partiel. Il a lieu à 10h30. Bonne joueuse, et courageuse pour une fois, je me dis que je vais aller avant au cours de poésie et politique. Evidemment, j’arrive en retard, je dois me mettre devant. Assise, la nausée me prend, ou se fait plus pressante, je ne sais plus, et je passe les deux heures à me concentrer pour ne pas vomir et à ne rien écouter du cours. Bien entendu, étant placée devant, je ne peux sortir discrètement. Au terme de cette lente agonie, je file tout droit me coucher. C’est quand même con pour le cours que je ne voulais pas rater.

Pas de problème, j’ai eu mes deux UE pourtant, et du premier coup ! Je suis donc confiante.


lundi, janvier 10, 2005

Je suis la reine… 

Pas des idiotes non, j’ai trouvé la fève dans la galette. Et bien, quelle ne fut pas ma surprise en tombant sur une fève représentant un panier de bites. Je crois que les designers de chez Paul ont loupé leur coup. Ces petites formes phalliques érigées hors du panier ne ressemblent pas du tout à des pains.

Je pense aller leur rendre l’objet infâme et leur demander des explications.


dimanche, janvier 09, 2005

A Martine 

Martine, (mon ancienne patronne, j’avais promis de vous en parler) comme sa célèbre homonyme, héroïne des livres pour enfants, mériterait quelques volumes.
Il aurait à chaque fois un scénario original :

Martine emploie des jeunes gens. Elle les paie à l’heure et leur demande chaque jour de venir à une heure différente selon la somme de travail. Mais Martine ne sait pas vraiment ce qu’il y a à faire et fait venir ses employées trop tôt. Elles finissent le boulot trois quart d’heure en avance donc la patronne leur demande d’aller faire un tour pendant ce temps pour ne pas avoir à les payer. Les jeunes filles, un peu rebelles dans l’âme, n’apprécient pas cette note de radinerie et comme il n’y a rien à faire autour du bureau, en effet, il est assez excentré et desservi par quelques bus, et décident de partir. Résultat, une belle engueulade de Martine à l’arrivée mais au moins, elle aura compris qu’on ne traite pas les gens comme ça, ou du moins, qu’on repère ceux dont on peut faire ce qu’on veut. Nous verrons dans une prochaine histoire que Martine, Alias Tartine aussi (qui a dit que quand on est grand, on est intelligent) maîtrise parfaitement cet art de s’attaquer aux plus faibles.

Martine radine sur tout et notamment sur le ménage et le papier toilette. En effet, en un été, les poubelles n’ont été vidées que… zéro fois. Un matin de septembre, Martine s’ennuyait et en avait assez de faire les cent pas dans le couloir. Elle décida de s’attaquer aux détritus. En plein nettoyage, elle se rend alors compte que ‘des gens’ ont mis des déchets dans le grand sac poubelle qui trônait fièrement dans un coin d’un des bureaux. J’avouerai que j’y ai contribué moi aussi et que nous y avons mis peaux de bananes, papiers gras, emballages de lait concentré et plein de saloperies, les autres corbeilles étant pleines à craquer et menaçant de tout vomir à chaque seconde. Etant la seule rescapée des contrats de l’été, je reste seule face à elle et aux poubelles. Mais heureusement, j’ai une arme, le téléphone et je fais semblant d’être en communication avec un agriculteur ou un chef d’entreprise, je ne sais plus quelle était la mission à ce moment là. Martine peste donc pendant au moins quinze minutes, à sortir un à un les détritus, car étaient en réalité classés dans ce sac (notez le raffinement des rangements) des bannettes. Je fais mine de m’étonner, derrière mon téléphone : ‘Mais qui a bien pu faire ça…!’.

La boîte de Martine fait faillite. Elle me fait venir, signer des papiers et me promet que je serai payée un jour par un organisme spécialisé. Mais comme à son habitude, elle oublie de me faire signer les contrats rétroactifs (on ne signait les contrats que lorsque la période de travail était finie). Elle décide donc, bonne joueuse, de venir mes les apporter chez moi. Je lui indique où j’habite, je descends l’attendre devant l’immeuble. Elle passe. Le nez vissé sur la route, par un œil sur le côté. Elle repasse ainsi trois fois, moi je fais de grands signes sur le trottoir, elle ne me voit pas. Quand enfin nous réussissons à nous rejoindre, les papiers sont en désordre. Je signe, elle me donne mes exemplaires. Elle repart faire demi tour. Je m’assure que j’ai tous les papiers. Et non, j’ai trois fois la première page. Je m’élance alors, je lui fais de grands signes pour lui demander de s’arrêter. Elle me voit et me fait au revoir de la main…

Martine, malgré sa faillite, continue ses activités en jumelant son entreprise avec celle dont nous partageons les locaux. Elle a recruté de nouvelles personnes, moi je suis toujours là. Elle me met donc dans la confidence, ‘on ne va pas leur dire que la boîte a fait faillite, on va leur dire que la personne qui les a recrutées est en stage’. Moi je m’en fous, je choisis mes horaires, elle m’offre quelques semaines à plein temps pour faire un job que je connais par cœur. Je ne suis pas chienne, je ne la trahis pas.

Martine me reçoit alors avec une nouvelle employée dans son bureau. Il regorge de tapettes à souris. Elle explique ‘elle a une phobie des souris, elle en a vu une, elle a fait dératiser mais elle préfère se méfier.’

Martine a aussi un goût immodéré pour les saucisses. Elle mange seule dans son bureau et vient ensuite nous raconter comme c’était bon…

Martine a un mauvais fond. Mais qu’avec les personnes faibles, qu’elle repère aussi facilement que les souris. Elle s’acharne donc cette fois sur une femme d’une quarantaine d’année. Elle est assez timide, a du mal à parler au téléphone (bravo le recrutement) et ne tient pas le quota imposé par la chef. Quota impossible puisqu’elle voulait que nous fassions quatre questionnaires par heure alors que celui-ci durait vingt minutes. Passons. (Martine s’est elle-même essayé au téléphone : elle a mis des papiers dans tous les sens et a quasiment fini par insulter un chef d’entreprise parce qu’il ne répondait pas assez vite. Le questionnaire est donc resté incomplet, donc non valide.) Bref, à cette quadragénaire, elle fait toutes les crasses. Convient avec elle qu’elle la paiera moitié prix puisqu’elle fait la moitié du travail des autres. Qu’elle restera plus longtemps avec une autre fille, qui elle non plus ne part pas avant d’avoir fini son quota, alors qu’elle a des enfants à aller chercher à l’école. Martine l’apostrophe aussi de son bureau vers le nôtre sans raison valable pour lui dire des trucs pas sympas. J’ai beau dire à cette malheureuse qu’elle doit tenir tête à la patronne, que moi je ne reste pas si je n’ai pas fait le nombre de questionnaires requis, donc qu'il n'y a pas de raison qu'elle, elle reste. Elle se dit que ça l’occupe… Elle a un mari riche, elle n’a pas vraiment besoin d’argent… Son mari rachète aussi sa dignité ?

Martine doit faire la saisie des questionnaires, car nous travaillons toujours sur papier. Elle prend donc chacune de ses employées pour lui dicter les réponses. Elle en élit une qui articule bien et décrète aux autres qu’elles n’articulent pas, qu’on ne comprend rien. Encore une fois, pour des filles travaillant au tél, c’est pas très grave. Moi je suis dispensé de dictée, j’ai mes exams à réviser, je m’installe dans un bureau entre midi et deux pour être tranquille. Elle me laisse même les clés de la maison quand elle part, elle a confiance en moi –la chance- et y’a plus rien à voler de toute façon. Sauf les litho de Chagall que j’aurais bien ramenées chez moi… Elle me laisse même me faire du café avec sa bouilloire. Ah tiens, j’aurais pu la voler aussi.
Elle invente aussi des réponses quand les professionnels n’ont pas répondu. ‘On va mettre ça, ils devaient penser ça.’

Malgré tout ça, Martine n’est pas un monstre. Et puis, moi elle m’aimait bien, c’est quand même ça qui compte finalement.


samedi, janvier 08, 2005

Concours de circonstances 

Je suis au régime. Un paquet de bonbons traîne sur le bureau. Discrètement je glisse ma main dedans. Je prends un orange. Et une fois dans ma main, je me souviens que je fais attention à ce que je mange, j’arme mon geste, je vais pour le remettre à sa place. Mais au même moment, j’éternue dessus. Tentative ratée, il ne me reste plus qu’à le manger…


petite annonce 

Cherche un dictionnaire unilingue d’espagnol pour le 27 janvier après midi.
Si un heureux possesseur pouvait faire mon bonheur.

Bien à vous,


WS 

Depuis hier, j’ai regardé deux fois virgule deux mon DVD de la mort qui tue.
Une tasse de tisane dans les mains (Tisane Elephant, j’étais quand même dans le ton, comprendra qui voudra), affalée sous mon duvet. Je n’ai peut-être pas choisi la meilleure façon d’être dans l’ambiance mais c’était terrible quand même.
J’avais lu, dans les critiques sur le site de la FNAC, qu’un mec disait que la fille jouait super mal de la batterie, moi j’ai rien remarqué. Elle doit avoir de sacrés muscles aux bras, parce qu’elle tape sur son instrument à plein régime pendant plus d'une heure trente.
Et puis son frère, bon sous prétexte d’aller toujours plus loin dans l’esthétisme- lumière rouge, vêtements noirs, rouges et blancs, ongles rouge pour Meg, instruments rouges…- était moulé dans un espèce de pantalon rouge et noir absolument atroce. Sinon, j’ai rien à dire, il a l’air, lui aussi, de maîtriser l’art de jouer de la guitare.
Bon je vous laisse, je vais le regarder encore une fois et puis une autre et encore une autre.


vendredi, janvier 07, 2005

J’ai rêvé du DVD des White Stripes. Maintenant que j’ai l’argent en main, le temps d’aller à la FNAC et même prévu de la faire, je commence à me demander si j’en ai vraiment envie.
Voilà pourquoi je favorise les achats impulsifs. C’est nul de se dire qu’on a pas absolument besoin d’un gadget. C’est même déprimant, voilà.
Pour palier à ce sentiment, je l’ai quand même acheté. Mais je voudrais pouvoir l'écouter dans mes oreilles quand je sors de chez moi... et avec un DVD, c'est pas pratique.


Quand c’est l’heure, c’est l’heure 

Et je continue à râler. C’est mon lot.

Hier, 10h45 : Le prof de littérature comparée arrive avec quinze minutes de retard. Il s’excuse, c’est déjà ça… Il y a tellement de monde qui lui souhaite la bonne année, c’est pour ça. Je crois que même si tous les profs se mettaient en rang pour empêcher l’accès à notre salle de cours, je ne pourrais, en les saluant tous, n’avoir tout au plus dix minutes de retard. Sans compter qu’un salut général aurait sauvé la mise et permis au prof d’arriver à l’heure. Passons.

11h05 : Il nous fait savoir qu’il est au régime, il cache son ventre avec sa veste.

11h30 : Il annonce qu’on ne fait pas de pause, qu’il ne veut pas prendre de retard sur le programme à cause de ses bonnes résolutions pour 2005. Je lui aurais suggéré, quant à moi, d’arriver à l’heure, c’est déjà un bon début pour boucler le cours dans les temps. Passons.

11h45 : Petit couplet d’une quinzaine de minutes sur :
a) la télé que c’est vraiment pas ça, les programmes pendant les vacances de noël sont minables.
b) qu’il ne peut pas payer la redevance avec ses impôts. Trois mois de salaire pour sa part donc il bosse un jour sur trois pour payer sa dette à l’état. Et pour les vieux prof, c'est quatre mois...
c) qu’au XVII ème siècle au moins, les mairies espagnoles éduquaient le peuple en leur donnant à voir des spectacles de théâtre de qualité. Entendez par là du théâtre autosacramental, et même si c’est merveilleusement écrit par Calderon et représenté sur de superbes décors, la pièce n’en raconte pas moins qu’il faut en chier sur terre et rester humble pour espérer aller au paradis. C’est pas précisément ce que j’appelle éduquer les foules.
d) que le parc de Versailles est devenu payant et que même au temps des rois, le peuple pouvait venir s’y promener et qu’on leur prêtait des épées à l’entrée pour qu’ils soient dignes devant sa majesté.

12h15 : Il passe en revue les étudiants qui veulent une invitation pour une conférence qu’il donne sur la sainte famille.

12h45 : Fin du cours.

Moi je veux bien qu’on dépasse l’heure du cours mais pas quand on a passé au moins quarante minutes à tirer au flanc. Conclusion, j’ai du courir pour passer chez moi prendre des textes dont j’avais besoin de pour le cours suivant et grignoter en vitesse. Autant dire que je trouve ça très pénible…


jeudi, janvier 06, 2005

Je me suis brûlé le doigt. Mais comme je ne suis pas innervée correctement et que mes connections sont montées à l’envers, j’ai pas eu mal, malgré la petite cloque, mais eu fort la nausée.
Vis ma vie de douillette. Mais si peu, je ne suis même pas tombée dans les pommes.


mercredi, janvier 05, 2005

j'assume pas 

Après ma diatribe de l’autre jour sur Zazie, je ne sais comment raconter que j’écoute son nouvel album en boucle. Autant le précédent, j’aimais bien la chanteuse et moins les chansons (sauf quelques exceptions), autant là c’est tout l’inverse. Après avoir vu le making of de ses clips à Bollywood sur la cinquième pendant les vacances, j’ai hâte de voir les clips… Bougez pas, je me fouette avec des ronces. Voilà.
Oh quoi, si je n’étais pas pleine de contradictions, je ne serais pas moi-même.

Et puis, la voix de Zazie me calme quand j’arrive à 8h30 et dois faire le tour complet de la fac pour cause de travaux et d’entrée condamnée, pour apprendre que je n’ai pas cours et que la BU n’ouvre qu’à 9h30. Non, je ne le savais pas, il faut être malade pour aller à la bibliothèque aussi tôt. (Mais il faut aussi être malade pour n’ouvrir que de 9h30 à 16h30.)

Non mais j’ai pas d’excuse en fait, je sais. Mais j’assume pas.


mardi, janvier 04, 2005

Convenable 

Et bien voilà, mon oral est passé. Je suis un peu lessivée.

Surtout, je regrette l’angoisse pour finalement arriver à un résultat médiocre.
Le commentaire de la prof : « C’était convenable, mais il aurait fallu approfondir pour passer à la vitesse supérieure ». Super… elle a réussi à me faire cracher ce qu’elle attendait du texte mais avec force incitations…

Bon mais alors, selon vous « convenable » c’est plutôt 8 ou 9, ou c’est la moyenne ?
Parce que, faut pas croire, j’ai eu aussi quelques compliments. J’ai pas fait tout à fait n’importe quoi.

Une vérité s’est imposée à moi, telle une révélation : je n’aime pas être médiocre. Je me suis toujours dit, en me laissant donc une porte de sortie, que si je n’avais pas de super résultats, c’était parce que je n’avais pas bossé correctement. Mais là, je dois bien constater que j’avais travaillé…
Ma mouf, qui sait trouver les mots, me dit que ça venait du texte, que si j’avais eu un autre extrait, j’aurais mieux réussi. Ah comme ces paroles sont douces à mes oreilles. Me voici rassurée. Je me jette dans cette hypothèse comme dans un grand bain chaud et je réfute tout le reste.


lundi, janvier 03, 2005

Tout se détraque, et plus rien ne va… Tout est chaos… 

Oups, je m’égare !

Non mais franchement, d’abord hier, dans mon jeu virtuel, un de mes habitants s’est mis à faire de la bouillabaisse dans un igloo. Je suis sur le cul, je reste sans voix. Mais qu’est ce que c’est que cette idée saugrenue hein ?

Et puis, last but not least, rendez vous compte, je n’ai pas reçu mon catalogue de la Redoute été 2005. Je ne sais plus quoi faire, je suis en manque. Heureusement, j’ai pu le feuilleter chez ma mère… mais comment je vais faire pour commander moi, sans catalogue ?

C’est du grand n’importe quoi !


dimanche, janvier 02, 2005

Je fais partie des gens qui croient qu’on ne reçoit une info, qu’on ne fait une lecture que lorsqu’on est capable de la comprendre et de la digérer. Je pense donc que ce n’est pas un hasard si je tombe précisément aujourd’hui sur une réflexion de Proust (encore lui, je sais, c’est lourd à la fin) sur les relations entre les individus.
Je me rends compte combien dans une de mes relations antérieures, j’ai mis beaucoup trop de moi et de mes envies dans une personne. J’ai bien tassé, ça rentrait. J’ai fait comme si de rien n’était. Je n’ai pas voulu voir combien la réalité, que je n’entrapercevais qu’épisodiquement, était différente de ce que je vivais seule et de ce que je projetais dans cette relation à ces moments là.
Hélas, les sentiments n’en étaient pas moins vrais et on tombe de très haut parfois.

« Cette Albertine-là n’était guère qu’une silhouette, tout ce qui s’y était superposé était de mon cru, tant dans l’amour les apports qui viennent de nous l’emporte sur ceux qui nous viennent de l’être aimé. Et cela est vrai des amours les plus effectifs. »


samedi, janvier 01, 2005

Bonnes résolutions pour 2005 : 

Mettre du sucre dans mon café. Parce que je trouve que c’est mieux une personne qui met le sucre dans son café au lieu de le laisser sur le bord de la tasse.
Exacerber encore un peu mon côté superficiel
Recommencer à lire. C’est bien pour des études de lettres

Bon allez, ça suffit, soyons raisonnable, point trop n’en faut.

Les trucs plus sérieux, du genre, trouver un projet professionnel, réussir mes exams, être ferme avec mes parents, je les laisse pour 2006.


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