samedi, décembre 31, 2005

Décidant de ne pas finir l’année sur une journée médiocre, en plus de l’achat de saumon bio pour ce soir, j’ai décidé d’aller au cinéma. Mais pas voir n’importe quoi, du genre un film ou un truc normal. Non j’ai fait les choses à fond en allant voir une œuvre d’art contemporain, durant deux heures, sans paroles ou presque. On va dire que je suis contente d’en être sortie vivante, contente aussi d’avoir vécu cette expérience aux frontières du réel. Il s’agissait des deux premiers opus de Cremaster, si quelqu’un se posait la question.


vendredi, décembre 30, 2005

On prend les mêmes et on recommence. 

Vous qui n’avez pas de bonnes résolutions pour 2006 car vous êtes déjà tellement parfaits, vous pourrez en trouver . Je sais, j’ai déjà donné le lien l’année dernière, il faut arrêter de remarquer ce genre de chose.

La mienne dit : « Se mettre dignement à se goinfrer avec n’importe qui. » Y’a un sens caché ?


jeudi, décembre 29, 2005

Les cartes de vœux, pour ou contre ? 

Perso, je suis contre. Mais d’abord, comme j’aime qu’on me fasse des cadeaux et que je me dispense d’aller les chercher, il faut bien que je remercie pour en avoir l’année suivante, ensuite, j’aime recevoir du courrier et normalement les gens vont me répondre. Donc, en désespoir de cause, j’ai découpé les cartes offertes par Marie-Claire Idées, au cutter s’il vous plait pour que ça fasse pas trop cochon non plus.
J’ai aussi les timbres avec la mention « bonne année » et le stylo doré, on pourrait croire que je suis parée. Sauf que maintenant, il reste à écrire un texte qui tienne la route.
Aux vues de mes expériences récentes en cartes postales, je pense qu’un brouillon, ou plus simple, juste penser à ce qu’on va écrire avant de prendre son crayon est nécessaire. Il faut aussi prévoir plusieurs textes au cas où les personnes, vicieuses, comparent leurs cartes.

Hier, en voyant ma copine acheter des cartes avec des singes en noir et blanc, des animaux qui sont assez effrayants, pour les envoyer à ses grands-mères, j’ai eu un peu peur. Et quand elle m’a demandé si on ne pouvait pas trouver des formules toutes faites, j’ai eu une idée. Je vous livre donc ici quelques modèles de petits compliments que je destine à ma famille. Libre à vous de les emprunter et de les customiser.

Pour commencer :

Chère tante, oncle, cousins par alliance au sixième degré, j’espère que vous ne vous êtes pas trop gavé de dinde et de bûche. Moi ça va, depuis que je suis végétarienne, je me sens bien dans mon corps et dans ma tête. Je vous souhaite une bonne année pleine de légumes et de germe de blé.

Sinon j’ai aussi :

Chère famille, malgré les mésententes familiales, je tiens à vous faire savoir que ma mère et ma sœur ont été très affectées, cependant, ne voulant pas m’immiscer dans ce conflit auquel je suis étrangère, je me permets donc, pour ne pas vous froisser, d’encaisser votre chèque. Encore merci. Bien à vous.

Ou alors :

Chère mamie, alors pour mon pull, merci de monter 134 mailles, de ne pas faire un col en V, de le tricoter avec des aiguilles 4. Ah j’oubliais, une bonne année à toi aussi. Tricote bien.

PS : Ne vous plaignez pas, dans mes cartes cet été, j’ai relaté en long, en large et en travers les attentats de Londres. Très typique. Je précise que je n’y étais pas.
PS2 : Je m’en fous si j’ai écrit le même post l’année dernière, c’est comme qui dirait un marronnier que je ne pouvais éviter.


mercredi, décembre 28, 2005

Sus aux hooligans 

Putain, mille fois que je répète à mon père de ne pas plier les livres pour ne pas abîmer la tranche. Je parle dans le vide on dirait.
Voilà bien un truc qui m’énerve. Alors que je me retiens pour ne pas plier le livre, ne pas l’ouvrir en grand, même si c’est un peu plus pénible pour la lecture, je prête mon bouquin et tous ces efforts sont perdus parce que quelqu’un d’irrespectueux n’a pas ces scrupules. Grrr.
J’ai ramené le livre malade chez moi. S’il veut le finir, il n’aura qu’à détruire son propre exemplaire.


mardi, décembre 27, 2005

6 ème révélation 

Un jour, lors d’un voyage scolaire à la con, dans un zoo à la con où les animaux étaient en liberté - n'importe quoi, quelle idée, j’ai été attaquée par un vautour. Il m’a piqué la main avec son bec. Et ma meilleure amie m’a sauvée.

Depuis ce jour, je déteste les vautours mais j’adore les femmes courageuses.


lundi, décembre 26, 2005

Le top 5 de mes profs les plus sadiques 

Avec ma nouvelle meilleure amie (cf post de vendredi 23), quoi c’est pas encore ma nouvelle meilleure amie ? Pourquoi ? Juste parce que je l’ai vue en tête à tête qu’une fois ? Pffff.
Bref, je reprends, avec ma nouvelle amie que j’ai et qui est top, on a parlé prof bien entendu, entre étudiantes, ça s’imposait, et on a chacune évoqué nos pires expériences en la matière.

1. En première année de DEUG, elle était censée nous apprendre à faire une dissertation. Comme cours bidon, ça se pose là. Du coup, à tous les cours, nous avions à rédiger soit une intro, soit une conclusion, soit une partie et la prof les ramassait pour les lire à voix haute. Mais elle ne se contentait pas de ça, elle faisait aussi des commentaires très désobligeants – il faut croire qu’en première année, les étudiants sont nuls – en demandant ensuite qui avait commis cette horreur. J’avais trouvé la parade, je faisais les exercices mais quand elle les ramassait, je disais que je ne les avais pas. Ah ah futée hein. Et puis ensuite, j’ai carrément décidé de ne plus y mettre les pieds. Et c’est pour cela que maintenant encore, je ne sais pas rédiger une intro tenant la route.

2. En licence, l’année dernière donc, encore une femme. On bossait sur des œuvres à la noix et sous des airs angélique, c’était la pire des salopes. Désolée d’avoir à le dire. A la première dissert, elle m’a mis 6 en me disant que franchement, je ne savais pas ce qu’était cette exercice, merci madame numéro un de mon classement. Bon, à cela, j’oserais opposer un argument massue. Si je ne savais vraiment pas faire, c’est quand même bizarre que je sois arrivée jusque là avec des notes correctes. Les autres profs s’en seraient certainement rendu compte. Passons. Je suis bonne poire, je m’inscris pour un oral qui soit disant remontera forcément nos moyennes. Je commente bravement un extrait de texte, c’est visiblement tout à fait convenable selon les propres dires de la salope (appelons la comme ça).
A la fin de l’année, elle nous convoque pour nous rendre les dernières copies. En public elle me tend la mienne avec un sourire sadique (évidemment) et me dit que je me suis améliorée et que j’ai 8. Merci.
Et pour finir, je me retrouve avec une moyenne de merde, avec un 7,3 à la con pas du tout arrondi, alors que mon oral aurait au moins pu au moins me faire monter à 7,5. Ce n’était quand même pas concéder un effort considérable. Parce que non, je n’ai pas fait d’exercice facultatif pour m’améliorer et approfondir mes connaissances, c’était juste pour gratter des points. Rien de plus. Je ne suis qu’une étudiante, merde.

3. En terminale, toujours une femme (je suis misogyne malgré moi, là ça craint), prof de maths. Il faut savoir que j’avais une moyenne de 5 qui n’a pas décollée de l’année alors que je briguais un bac S (que j’ai eu d’abord, mais pas du tout brillamment, comme c’est étonnant). Cette prof savait que j’étais mauvaise à pleurer, quand on faisait des exercices, elle ne passait jamais dans ma rangée pour m’aider, j’étais trop lamentable. Et bien, cette dame s’entêtait à me faire passer au tableau tous les lundis matins en disant « tiens, qui nous allons interroger ce matin ? » et tout le monde savait déjà que ce serait sur moi que pointerait le doigt divin. Et comme toujours, je n’avais rien capté à l’exercice et je faisais n’importe quoi. En même temps, elle a réussi à me décomplexer, je m’en fichais totalement, mais j’apportais un soin particulier à ma coiffure et à mes vêtements, sachant que je resterais un moment devant toute la classe.

4. Le prof (enfin un homme !) qui avait formulé les cours par correspondance concernant la stylistique pour la deuxième année de DEUG. Totalement incompréhensible, surtout pour des étudiants qui n’ont que ce support pour étudier une matière coefficient deux.

5. La remplaçante de CE1 qui est restée une semaine. Elle était tellement méchante qu’un jour j’ai eu l’idée de lui apporter un bouquet de fleurs pour l’amadouer. Et oui... Je me navre.


samedi, décembre 24, 2005

Chez Pandore ce soir : 

Escargots de chez Picard
Petits fours salés de chez Picard
Moelleux au chocolat de chez Picard
Petits fours sucrés de chez Picard
Fondants
Une bouteille de champagne (cette année, je porte un toast à mon cousin qui ramène le champagne et ne veut pas trop nous en donner parce que c’est cher même s’il ne le paie pas et qui me demande tous les ans, invariablement, si je veux TOUTE une coupe de champagne…)
Une bouteille de vin blanc

Je précise que nous serons deux convives à table…


vendredi, décembre 23, 2005

5 ème révélation 

Quand j’étais vraiment toute petite et que je voyais Mireille Mathieu chanter à la télé chez ma grand-mère, j’allais embrasser l’écran.

Si jeune et déjà si gouine…


jeudi, décembre 22, 2005

Ca n'arrive pas qu'aux autres 

Bon, voilà, je suis presque pas une fille asociale car j’ai fait une rencontre. Une fille de la fac. On devait se voir ce jour pour boire un café.

Ce qui entraîna moult considérations par anticipation :
-Nous ne sommes pas assez intimes pour se téléphoner. M’introduire par la voix comme ça chez elle alors qu’on se connaît si peu me gêne. Mais elle n’a pas de portable, donc c’est rapé pour le texto.
-Si j’arrive la première, dois-je m’asseoir ou l’attendre dehors ?
-Que dois-je commander ?
-De quoi pouvons nous parler ?

Wi, je sais, c’est peut-être basique pour vous les êtres humais sociables, mais pas pour moi. Je n’ai jamais rencontré d’êtres vivants auparavant. Ou si peu.

Pour des raisons diverses et variées, nous avons manqué notre rendez vous, mais ce n’est pas fini. Je suis invitée à déjeuner chez elle demain. Ouahhhhhhhh…

Alors mes questions là tout de suite sont :
-Je lui ramène quoi ?
-Elle ne sait pas que je suis végétarienne, va-t-elle me servir un gros bifteck ?
-Auquel cas, dois-je le manger quand même et prendre le risque de vomir chez elle comme Phoebe ou refuser et paraître impolie ?
-Ou alors dois-je ramener un sandwich pour moi, comme ça pas de problème ?
-Combien de temps dois-je rester ?
-Dois-je me fier au plan Mappy pour aller chez elle ?
-Pourquoi m’invite elle à déjeuner ? Elle me veut du mal ? Elle va m’empoisonner ?


mercredi, décembre 21, 2005

Epouse X 

Il fait froid, j’ai enfin la possibilité de mettre mon bonnet.
Quand elle m’a vue avec, ma mère m’a dit : « Oh ! On dirait Zezette ! » (le père noël est une ordure, pour les incultes…)
Pas grave, je le porte envers et contre tout.


mardi, décembre 20, 2005

kochonland 

Je suis passée au niveau quatre de mon élevage de cochons virtuels.

Je dirige maintenant un abattoir et je dois produire des carcasses. Electrocuter les cochons, les laver, leur enlever les poils, les découper, les vider et les emballer.
A ce jour, j’ai fabriqué vingt quatre carcasses.

C’est un peu gore pour une végétarienne tout de même…


lundi, décembre 19, 2005

Ca y est, ça se sent, noël approche : 

-les chiards hurlent dans le métro.
-ma mère me dit d’aller moi-même acheter mon cadeau de noël, parce qu’en gros, ça la fait chier. Sinon, à la place de ce que j’ai choisi, elle veut bien m’acheter des bagages ; moi qui ne voyage que rarement et toujours avec mon sac à dos (qui a une taille parfaitement idéale) pour pouvoir porter le chat, ça va m’être d’une grande utilité. Merci maman. Si on fait les cadeaux en fonction de ses goûts à soi, fallait le dire, je t’aurais acheté une yaourtière pour que tu me la prêtes.
-ma tante me dit que c’est pas si grave d’attendre deux heures et demi à la gare une correspondance puisque c’est pour venir passer une soirée en famille. C’est sur, je m’en voudrais de rater la dinde, le fois gras et la farce que je vais devoir à chaque fois refuser avec forces explications.

Quoique je fasse, le monde entier a décidé de me le gâcher. Faudrait pas que cette fête vire à la joie béate non plus, ce serait la galvauder.


dimanche, décembre 18, 2005

Herbal essence, la pub féministe de la semaine 

Malgré la bouteille phallique et les pétales de fleurs en guise de sperme, mesdames, remerciez cette pub vulgaire au possible.

Pour mémoire, il s’agit d’une femme qui se lave les cheveux avec un super shampoing qui la fait jouir sous la douche.

Non seulement elle prouve à toutes les femmes qu’elles peuvent se passer d’un homme pour avoir un orgasme (voire deux) en se lavant les cheveux toutes seules comme des grandes – wi bon, la métaphore de la masturbation est peu tirée par les cheveux mouhahaha - mais en plus, elle fait intervenir une notion très importante et malheureusement (pour elles) pas toujours prise en compte dans la vie sexuelle des hétéros, le plaisir de la femme. La vieille dame qui dit qu’elle « se serait contentée d’un seul », putain quelle dénonce !

Merci Herbal essence de prendre soin des orgasmes des femmes.


samedi, décembre 17, 2005

4 ème révélation 

Quand j’avais trois, quatre ans, on m’a offert ma première poupée Corolle. Mais comme j’étais déjà un peu frappée du cerveau, elle me faisait très très peur et j’ai refusé de jouer avec elle. Ma grand-mère l’a donc enfermée dans une armoire. L’enfant téméraire que j’étais (Cf post précédent) avait parfois des velléités d’affronter ses angoisses. Dans ces moments là, mamie me prenait dans ses bras et nous allions doucement ouvrir la porte du buffet.
Après quelques années, wi quand même, j’ai décidé de la sortir de sa prison et d’enfin jouer avec elle. Mais toujours avec précautions. Aujourd’hui, elle est dans un carton dans le grenier de mes parents...


jeudi, décembre 15, 2005

3eme révélation 

Ca change de la saga « sapin de noël »...

Un jour, alors que j’étais petite (pas plus de 8 ans, je vous le jure), j’avais perdu un jeu avec mes cousins donc je devais faire un gage. Je devais donc embrasser toutes les personnes présentes dans la pièce. Il se trouve qu’il y avait mon oncle Robert qui me faisait très très peur (maintenant que je suis grande, il me fait juste peur, y’a du progrès). N’écoutant que mon courage, sans me dégonfler, car je suis une femme de parole (là en l’occurrence, une fillette de parole), je l’ai embrassé sur le tibia.

Voilà, voilà, je file de suite chez le psy à la demande générale.


mercredi, décembre 14, 2005

La suite au prochain numéro 

Et le prochain numéro c’est maintenant. Donc, voilà, vous qui brûliez de savoir si j’avais investi dans un sapin naturel ou artificiel, maintenant vous allez pouvoir dormir.
Car :
1. Je n’ai pas investi du tout, c’est ma maman qui m’a offert mon arbre de noël.
2. J’ai choisi le modèle « Douglas » (je n'invente pas) de Truffaut, à savoir un faux sapin assez petit mais pas trop minable ni trop cheap.

Mon chat, toujours prêt à me lécher les bottes, a commencé à le manger consciencieusement. Je le soupçonne de m’amadouer en me disant que mon faux sapin ressemble à s’y méprendre à un vrai (super technique, mais il va être malade à manger ça je crois) pour avoir double ration de croquettes.

De mon côté, j’attends demain pour décorer Douglas, pour l’instant je le contemple. Il est quand même beau comme ça tout nu. Et super bien assemblé, malgré une notice qui laissait à désirer. Si si.


mardi, décembre 13, 2005

Le retour du sapin de noël 

Alors aujourd’hui, comme annoncé dans un post précédent, je suis allée jauger les sapins de noël artificiels à Auchan. Force est de constater que j’avais sublimé le truc dans mon esprit. En fait, c’est assez moche, mais pour la modique somme de une fortune, on peut en avoir un en fibres optiques qui change de couleur. C’est pas très traditionnel tout ça. Je suis finalement une fille conventionnelle en sapin.

Mais comme je suis aussi obsessionnelle et que j’aime l’idée d’un faux arbre de noël, j’ai gravé l’image de celui à 14 euros (1m80 de hauteur pour 1m d’envergure, un format qui me semble convenir) et je vais tenter de le visualiser dans mon salon avec les décorations.
Verdict demain.


lundi, décembre 12, 2005

Ca ça m’énerve fortement 

La semaine dernière, je reçois une lettre en réponse à ma candidature pour donner des cours par l’intermédiaire de l’organisme ***. Je dois maintenant les appeler (wi wi moi ! Allez donc ! Après tout c’est sur, si je veux donner des cours, c’est par pur altruisme et parce que je suis pétée de thunes, donc un coup de fil surtaxé (?) de plus ou de moins…) car ils souhaitent « examiner plus en détail » ma candidature.

Ok, bonne cloche, j’appelle. Je tombe sur une cruchasse qui me dit plusieurs fois : « Si vous auriez du retard, appelez nous hein ». Ca commence bien. Etait-ce un test ? Devais-je prendre le risque de paraître un rien désagréable ?
Ca continue, je dois à nouveau me présenter , redonner mon parcours pro et scolaire, ainsi que mes motivations alors que j’avais envoyé CV et lettre de motivation par mail (à la suite duquel j’ai reçu ce courrier qui me disait d’appeler. On se mord un peu la queue). Mais bon. Ensuite, la cruchasse récidive. Je lui dit que je suis en master un, elle me demande si j’ai une licence… Bien bien bien…
Après tout ça, épuisée, je m’entends dire que j’ai gagné le droit d’avoir un « vrai entretien » avec des gens qualifiés qui durera 1h30. J’aurai aussi un temps de préparation pour préparer allez savoir quoi. Ca donne envie. Je dois aussi me munir d’une valisette de documents :
ma carte d’identité et deux photocopies, ma carte d’étudiante et une photocopie, mon dernier diplôme en date et une photocopie (là ça va être dur étant donné que je ne suis jamais allée le réclamer, ni même celui du DEUG), un CV (à croire qu’ils ont fait du brouillon avec l’ancien), une lettre de motivation manuscrite, ma carte vitale et une photocopie, un rib et un extrait de casier judiciaire.

Si je n’ai pas tous les documents expressément demandés, je serai refoulée à l’entrée. Ca part mal. Sans compter les dépenses somptuaires de feuilles de papier et d’encre pour imprimer tous ces machins et le gâchis qui s’en suivra si je suis pas prise. Je suis écolo, ils ne le savent pas et l’ignoreront toute leur vie je crois, je n’irai pas me foutre là dedans. Je ne sais pas si je suis en état de faire la fine bouche, mais ils sont trop cavaliers. J’ai dit cavalier ? Ah non, je voulais dire culottés. Pas envie de bosser pour ces gens là. Merci mais ça ira.


dimanche, décembre 11, 2005

Ma pub préférée du moment 

Bien que je sois censée travailler d’arrache pied (c’est drôle comme expression, quelqu’un sait-il d’où elle vient ?), je regarde quand même un peu la télé.
Et avec Daphné Burkis, même si ça n’a rien à voir, Daphné si tu savais comme je t’aime, la pub pour Canal +, sur la marche des empereurs est la seule chose qui puisse me faire rire aux éclats comme une idiote devant mon écran.

Je la résume pas, si vous ne la connaissez pas, je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la découvrir. Je trouve juste l’idée absolument drôle, et j’ai presque envie de m’abonner à la chaîne pour que les publicitaires voient comme ça fonctionne et continuent sur leur lancée.

Sauf qu’en fait non, je vais pas mettre la main au porte monnaie (vive les proverbes !) puisque je suis devenue d’extrême gauche. Ah wi au fait, j’ai décidé, l’année prochaine parce que cette année c’est trop tard, de ne pas faire de cadeau de noël et de donner le fric économisé à une association ou un truc du genre. En réaction à tous ces gens qui ont les mains pleines de poches (de sacs pour les gens qui ne sont pas du sud) de grands magasins et qui s’en vont gaiement consommer encore et encore. Aussi écœurant que la dinde aux marrons, c’est certain. Yeurk.

Sinon, j’ai aussi décidé d’investir dans un sapin artificiel. Ras le bol d’aller en acheter un, de le monter et le descendre par les escaliers, de devoir passer l’aspirateur dans le couloir pour ramasser les aiguilles. Et comme ça, si l’esprit de noël me reprend, hop je sors le sapin du placard ! Ca donne envie hein, un sapin décoré près en toute occasion, pour fêter noël en plein été si besoin est.

PS : J’en suis à 8 pages pour mon commentaire, et sans interligne. Je tiens le bon bout. Mais je commence à peter les plombs. Cf le post ci-dessus.


vendredi, décembre 09, 2005

Tout à l’heure je suis tombée par hasard dans la quatrième dimension de l’ennui le plus total. Tout en prenant des notes mécaniquement, j’ai tenté de penser à des cacahouètes enrobées de sel pour tromper mon désœuvrement.
Résultat, ça n’a pas fonctionné, mais en plus j’ai envie de cacahouètes maintenant. Et le pire c’est que j’en ai pas.


jeudi, décembre 08, 2005

Un nouveau fantasme 

Alors que je me réveillerais un froid matin d’hiver pluvieux, je prendrais mon petit déjeuner au lit et je me plongerais ensuite dans un bain chaud, en regardant les gouttes tomber par la fenêtre.

Je n’ai pu réaliser ce fantasme la dernière fois puisque :

J’avais cours, donc à peine le temps de prendre une douche.
Je n’ai pas de fenêtre dans ma salle de bain. Même en tenant une simulation en ouvrant la porte de la salle de bain et celle de la chambre, en me penchant bien, ca ne fonctionnerait pas, j’attraperais froid, c’est certain.


mercredi, décembre 07, 2005

Ca y est, 

c’est officiel, mamie sait que je suis gouine.
L’information vient de tomber.
Alors que je lui passe mon coup de fil annuel (nan quand même pas mais presque), elle me dit très sérieusement et d’un ton appuyé, plusieurs fois, que je peux venir avec ma copine, que ça ne la dérange pas du tout, que nous sommes les bienvenues et qu’elle tenait à me le dire.

Comment me mettre mal à l’aise en deux secondes. J’ai noyé le poisson en lui disant que c’était gentil et que oulala nous ne savions pas ce que nous faisions, parce que oulalala noël, c’était quand même dans deux semaines, que oulalala avec le boulot que j’avais, j’avais pas eu le temps d’y penser… ah cette vie de fou qu’on mène hein mamie !


mardi, décembre 06, 2005

choix cornélien 

Pour mon noël, je voulais, de la part de mes parents, une paire de converses. Mais en prenant le train, j’ai croisé une fille hyper canon avec des bottes.

Alors là d’un coup, j’hésite. Converses montantes ou bottes ?

Là est la question cruciale à l’heure qu’il est… Vous pouvez voter si vous voulez…


lundi, décembre 05, 2005

LE magasin 

En temps que grande étudiante nouvellement sérieuse, je tente comme je peux de mettre sur pied une sorte de bibliographie qui se tienne à peu près.
Pour ça, il me faudrait aller à Londres, mais en attendant, j’explore les magasins de la bibliothèque universitaire centrale.
C’est là que sont conservés les bouquins qui m’intéressent sur la naissance du féminisme. Ils sont relégués au sous sol, pas aux yeux de tous. On ne se demande pas pourquoi…

Alors d’abord, il faut atteindre ces fameux magasins. Il faut monter puis descendre l’escalier de l’autre côté, tourner et prendre un ascenseur pour aller au niveau 1 (alors que c’est en dessous du rez-de-chaussée, classé en premier étage lui, mais en fait pour revenir, il faut appuyer sur le bouton de l’étage deux de l’ascenseur) et tourner encore. C’est pire que de trouver la voix neuf trois quart.

Ensuite, une fois le bouquin très abîmé en sa possession, il faut remonter à la surface et retrouver les autres êtres vivants normaux. Sauf que là, on ne sait pas à quel étage il faut remonter, puisque nulle part n’est marqué qu’il faut aller au niveau deux pour en fait se retrouver au rez-de-chaussée.

La BU ou la quatrième dimension. Visite du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30…


dimanche, décembre 04, 2005

Je vis dangereusement 

Depuis six jours, je surfe sur internet sans antivirus avec mon ordinateur portable acheté à l’aide un prêt, sur lequel je n’ai remboursé que trois mois sur le crédit de trois ans.

Je suis vraiment une aventurière téméraire.


samedi, décembre 03, 2005

Comme quoi tout arrive 

Nous sommes le 3 décembre et il ne me manque plus qu’un seul cadeau de noël. C’est dire si avec un peu de volonté (beaucoup de chance ? de hasard ?) on réussit à dompter son caractère et ses penchants naturels.

Bon, en quiz, je cherche une idée de cadeau pour mon père. C’est le dernier qui me manque. Tous les ans je sèche, mais ça c’est parce qu’il aime rien. Alors si vous avez une piste, n’hésitez pas, mailez moi.


vendredi, décembre 02, 2005

Je déteste, alors que je prends ma douche, que je suis pleine de savon et que j’ai froid, ouvrir et faire couler l’eau chaude et qu’elle devienne froide pendant quelques secondes avant de se réchauffer à nouveau.

C’est provoqué par quoi ce phénomène ? Y’a pas moyen d’y remédier ?


jeudi, décembre 01, 2005

Pendant un atelier de cette semaine, un psychiatre est venu nous parler. Et il a un truc qui m’a interpellée : « le regard des autres n’existe pas. »

Alors là, ma première réaction fut de me dire, ouf, c’est finalement assez réconfortant comme idée, ça va m’arranger lors de mes interventions devant mes compagnons cette année.
Puis ensuite, j’ai commencé à douter de cette belle parole, un peu pacotille, qu’aurait pu prononcer n’importe quel gourou à la con.
Parce que si le regard des autres n’existait pas, l’homophobie non plus, par voie de conséquence directe, pour ne parler que de ce qui me touche.
Et puis enfin, si le regard des autres n’existait pas, alors pourquoi je me soucierais d’assortir mes chaussettes à mon pull ? Pour qui je le ferais ? Pour moi ? Pas drôle.


This page is powered by Blogger. Isn't yours?